Lyon – Septembre de la photographie – Partie 3 – MAPRA – Dita Pepe et Tereza Vlckova

Le septembre de la photographie à Lyon a investi une cinquantaine de sites dont la MAPRA, à savoir la Maison des Arts Plastiques Rhône Alpes (leur site est ici). L’exposition sur ce site s’est achevée le 11 octobre dernier.

Pour ma part je l’ai visitée lors de mon séjour à Lyon du 9 au 11 octobre.

L’étage de la MAPRA était fermé pour des raisons de sécurité. Seul donc restait un modeste rez-de-chaussée qui permettait d’admirer le travail de Dita Pepe et Tereza Vlckova.

J’avais déjà vu le travail de Dita Pepe au centre culturel tchèque à Paris au printemps 2007. Quant au travail de Tereza Vlckova, je l’avais découvert au printemps 2008 lors des Transphotographiques de Lille (ici).

Teresa Vlckova nous montre à nouveaux des jumelles en tenue hivernale sur fond de campagne. Des images esthétiquement séduisantes mais où un certain trouble peut naître car ces enfants ont parfois l’air inquiétant : la gémellité peut-être ? L’étrangeté de trouver deux enfants côté à côte en forêt, seuls, en hiver ? Ces regards un peu triste et interrogateur ? Le terme de l’enfance inquiétante n’est pas neuf, particulièrement au cinéma (Joshua, Dorothy, Godsend, A ton image, c’est par dizaine qu’on les compte) mais il trouve là, en photographie, un nouveau regard.

Dita Pepe quant à elle nous montre sa série « selfportraits with men ». C’est un genre qui n’est pas nouveau, presque un classique de la photographie maintenant mais qui produit son, effet, surtout en série. Récemment on a vu Samuel Fosso dans le même registre (ici).

Une illustration de son travail en provenance de la galerie (Zak Gallery, ici) qui la représente :

L’intérêt du MAPRA c’est aussi que l’on peut y acheter un petit catalogue réalisé en 2008 par l’Institut de photographie créative d’Opava à l’occasion de la Photokina 2008 à Cologne (dont j’ai utilisé la photo de couverture, ci-dessus, pour illustrer le travail de Tereza Vlckova). On y trouve aussi les catalogues des diplômés de l’Institut d’Opava des années 1998-2003 et 1991-2006.

On peut enfin y acheter le catalogue du « Septembre de la photographie ».