Mois de la photographie à Paris – 1- MEP – Sipahioglu, Weiss et McDermott & McGough

La Maison Européenne de la Photographie (MEP – M° Saint-Paul) offre depuis le 5 novembre un nouvel accrochage à l’occasion du Mois de la photographie à Paris.

Seule Marie-Paule Nègre subsiste du précédent accrochage (vor mon billet ici). Je passe rapidement sur les vidéos qui envahissent le sous-sol, n’étant pas amateur.

Göksin Sipahioglu, ça ne vous parle pas ? Moi non plus jusqu’à ce que j’apprenne que c’est le fondateur de SIPA (ici). Bah oui, a posteriori, j’aurais pu deviner… La MEP nous montre une toute petite partie de son travail (à 82 ans, il a une longue carrière derrière lui). Ce sont de bien jolies photos.

Sabine Weiss en revanche ça doit vous parler car j’en ai déjà parlé (ici) et ce n’était pas terrible. Cette fois-ci, il y a du progrès. Je ne sais pas s’il s’agit d’un choix ou si les enfants ont été son sujet de prédilection mais il faut bien reconnaître que ce sujet est central dans ce qui nous est donné à voir. Et c’est tant mieux. Les photographies en noir et blanc de Sabine Weiss qui comme Sipahioglu n’est pas une débutante couvrent plusieurs décennies mais, toujours, on ne peut que rester admiratif de la qualité du regard du photographe, de sa capacité à saisir, surtout dans les rues, la fraicheur de la jeunesse, même si elle est souvent, dans les photographie, une jeunesse crado avec la goutte au nez. Je ne cache pas mon enthousiasme. On tient notre Hellen Lewitt à nous (qui a été visible à la fondation HCB mais que j’ai ratée – ici – et que j’ai vue, hélas trop peu, à Sérignan – ).

Rien pour elle, allez à la MEP (vous avez le temps, c’est jusqu’au 25 janvier 2009).

Et d’ailleurs, oui, rien que pour elle. Car le duo McDermott & McGough qui nous est montré dans un nombre de salles considérable n’amène qu’une indifférence polie des visiteurs que j’ai observé, qui ne perdent pas de temps face à une telle mascarade. Ce duo est représenté par la Galerie Jerôme de Noirmont mais n’égale pas Pierre et Gilles, représentés par la même galerie (no comment). Ces photographes nous servent des cyanotypes (des photos bleues) et autres tirages « à l’ancienne » (papier salé, etc) de sujets « genre 19ème ». Singer le passé ne me plait pas. Et même si c’est messieurs vivent aussi en haut-de-forme pour faire genre, cela ne confère aucune valeur spécifique à leur travail. On peut juste saluer la performance technique et la persévérance (il semble qu’ils développent cette thématique depuis 20 ans).

Donc en résumé, la programmation ne s’arrange pas à la MEP.

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