Paris photos 2008 – 1ères impressions

Profitant de l’invitation réservée aux professionnels, à la presse et aux collectionneurs, je suis allé voir Paris Photo 2008 ce jour, dès 16h, en compagnie d’Anne-Laure (du blog d’à côté, ) voici mes 1ères impressions.

Beaucoup moins de caissons lumineux et aussi moins de formats gigantesques. Quasiment pas de vidéos. Beaucoup (trop ?) de Polaroïds et ce n’est pas seulement en raison d’Araki, la fin du Polaroïd explique peut-être ce sursaut ? Beaucoup de monde et des stands souvent un peu trop remplis en raison d’un accrochage resserré. A ma grande surprise, aucun représentant de l’école de Düsseldorf à part un Höfer et deux Becher alors même que « l’école » est l’objet d’une exposition en cours à Paris (qui en est général un bon prétexte pour mettre en avant un artiste et pour le vendre). Bien que couvrant largement le champ de la photo, Paris Photo réussit l’exploit de rater l’Afrique réduite à Keita : il faudra donc attendre la biennale de Bamako (en 2009 si tout va bien) pour voir ce qui s’y passe.

L’accent était mis sur le Japon cette année et chaque galerie avait sorti son Araki. Izima Kaoru était quasi absent et Nobuyoshi Araki trop présent (en polaroïd, en grand format noir et blanc, en couleur). Les trois classiques, Shijo Ueda (avec ses fameuses dunes), Eikoh Hosoe et Daidō Moriyama étaient également abondamment présentés. Pourtant, c’est bien du Japon (et spécialement des galeries japonaises) que venaient les idées nouvelles avec des artistes inconnus (enfin je suppose) au-delà des grands noms évoqués, avec des travaux sur les textures, des natures mortes modernes et, île oblige, des photographies presque abstraites de la mer et des vagues. Tout cela sera à revoir sur le net à tête reposée, les noms japonais n’étant pas assimilables facilement par un occidental…

Le principal regret portera sur le trop grand nombre de galeries présentes et le nombre incalculable de photos présentées, de quelques centaines d’euros à plus de 100 000 euros. A force de vouloir tout montrer, du médiocre à l’exceptionnel, de l’émergent jusqu’au célébrissime, du vintage jusqu’à l’ultra-contemporain, de l’Amérique du sud à l’Europe en passant par le Japon, cette manifestation vire à l’accumulation.

A quand un salon, à l’instar de la FIAC et de ses satellites, décongestionné sur plusieurs sites affirmant de vrais choix et un positionnement clair ?

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