Mois de la photographie à Paris – 12 – Espace univer – Thierry Cohen – Binary Kids

Espace univer (ici) présentait dans le cadre du Mois de la photo et jusqu’au 29 novembre, le travail de Thierry Cohen intitulé « Binary Kids ».

L’espace perdu au milieu de rien est immense et il fallait au moins cela pour présenter les grands formats (couleur sous diasec) de Thierry Cohen.

Ce travail consiste en des portraits d’enfants (cadrés sur le visage), généralement peu expressifs, sur lesquels des circuits imprimés ont été superposés, en blanc. Du fait de la taille et du diasec, l’effet esthétique est réussi mais il est bien difficile pour le coup d’aller au-delà. Les portraits sont en quelques sorte trop « beaux », trop « parfaits », trop « lisses » pour inviter à réflechir ou susciter une émotion. On peut gloser sur l’aspect cybernétique, ce mélange humain / informatique mais bof. Par ailleurs, si certaines photos peuvent témoigner d’une sorte de fusion entre la chait et l’électronique par le choix des motifs, bien souvent cela ne ressemble qu’à un placage sans profondeur, sans interaction entre le modèle et l’électronique. Un sentiment donc mitigé. L’illsutration ci-dessous vient du site mentioné plus haut.

Le travail de Tatiana Parcero (ici) illustré ci-dessous me semble plus profond et, de fait, davantage inviter à la réflexion.

D’autres artistes font des superpositions « pour de vrai », comme Shirin Neshat, qui écrit sur ses photos (illustration ci-dessous extraite de ) dans un geste politique. En effet, ses photographies, réalisées lors de la première visite de l’artiste en Iran après la Révolution, donnent ainsi la parole aux femmes (analyse en anglais sur le site du MET, à New-York, ici).

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