Galerie Nelson-Freeman – James Welling

La Galerie Nelson-Freeman (ici) est située un peu en retrait de la  rue Quincampoix, à  deux part de Beaubourg. Large façade dépouillée et vitrée, intérieurs nus avec un espace d’exposition sur deux niveaux (rez-de-chaussée et premier étage) : cela sent la galerie installée et, de fait, elle  pèserait près de 3 millions d’euros de chiffres d’affaires. L’exposition est consacrée à James Welling, artiste que j’avais découvert à travers ses étranges compositions végétales multicolores montées sur plexiglas. A l’époque, un tel tirage, chez David Zwirner coûtait 14 600 USD. Toutes les images proviennent de chez Zwirner qui, contrairement à Nelson-Freeman, préfère montrer des images nettes des œuvres en grand format et non pas des vues lointaines et floues de l’exposition.

Cette fois-ci, James Welling poursuit sa recherche plastique à travers une série de photographies, également très colorées, d’une maison de verre, construire dans l’immédiat après guerre à New Canaan, dans le Connecticut, par H.H. Richardson. Ses photographies de grand format possèdent un charme évident et l’usage de filtres colorées produit des effets saisissants.Tout cela est éminemment décoratif mais on peut se demander tout de même si ce n’est pas un peu facile et un peu trop tape à l’œil. Ceci dit, l’Hôtel de la Monnaie expose LaChapelle, alors … Un peu bling-bling tout cela : ça doit être l’époque qui veut ça. Pour mémoire, par le passé, James Welling a fait de nombreuses autres photographies, en noir et blanc, formelles, épurées et la série présentée ici a d’abord été réalisée pour une publication magazine ce qui donne à réfléchir sur la photographie contemporaine et son marché.

A l’étage, même chose avec, en plus, trois tableaux plus petits, repeints à l’acrylique, peut-être finalement plus discrets, moins miroirs aux alouettes bobos, plus intéressants.

Cette exposition est visible jusqu’au 20 février 2009.