Galerie Brissot & Linz – Estelle Lagarde, Patrick S. Naggar, Sabine Gruffat

La Galerie Brissot & Linz (ici), bien que logée dans un quartier de prestige (rue de Verneuil, à deux pas de la rue du Bac et de Solférino) est modeste, comme en témoigne la tonalité de son site web (au demeurant réussi) … et ses résultats financiers 2007 (55 KEUR de CA).

Quoi qu’il en soit, l’exposition en cours est séduisante. J’ai assez peu accroché au travail de Sabine Gruffat, hélas réduit à une seule photographie (et qui n’a pas de site web) et à peine plus au travail de Patrick S. Naggar (illustration ci-dessous en provenance de son site web, ici) dont le travail photographique repose sur une composition de « collages » de photographies au gros grain, de scènes de misère et de réfugiés. Le rendu de ses photos ressemble à de la peinture, qu’il pratique par ailleurs.

Le travail qui m’a semblé  le plus intéressant est celui d’Estelle Lagarde qui expose intésement depuis 3 ans mais le plus souvent en collectif. Espérons qu’elle pourra montrer plus souvent son travail en solo. Son site est bien fait et visible ici (l’illustration ci-dessous en est tirée). Ce que nous montre Estelle Lagarde ce sont des apparitions fantomatiques féminines dans des intérieurs délabrés. Dit comme cela, on ne va pas loin. Et pourtant, avec une remarquable économie de moyens, Estelle Lagarde parvient à nous faire ressentir solitude, tristesse et nostalgie. Qu’est-il donc arrivé à ces maisons et à ces femmes ? L’une et l’autre sont-elles mortes ? Est-ce une évocation d’un temps passé définitivement révolu ?

Il ne reste plus que quelques jours pour aller voir, c’est jusqu’au 5 février 2009. Courez-y vite.

PS: J’ai oublié de parler des cadres qui sont de vrais merveilles, un aspect souvent négligé en photo contemporaine et puis du prix aussi (1 055 EUR pour une oeuvre originale tirée à 5 exemplaires c’est me semble-t-il raisonnable).

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