Galerie Philippe Chaume – Portraits de villes

La galerie Philippe Chaume (au 9 rue de Marseille et ici) dont j’ai déjà parlé (ici) présentait jusqu’au 21 février 2009 une exposition collective intitulée « portraits de villes ».

Les éditions be-pôles ont permis à quatre photographes, pour la deuxième année consécutive, de travailler sur des villes et de compléter ainsi une série engagée avec Los Angeles, Naples, Rome et Tokyo. Tout le problème avec les expositions collectives c’est le manque de place pour chaque photographe. De plus, si on pouvait voir à la galerie de belles photographies, il n’y avait en revanche rien de bien fascinant.

Martin Bruno (site ici, hélas en flash) montrait Reykjavik avec de jolies lumières nordiques (forcément), en moyen format, à 900 euros. Evangelia Kranioti (site ici, très bien fait mais je n’ai pas retrouvé les photos exposées) montrait Athènes dans de petits noir et blanc, forcément intimistes, accompagnés d’étiquettes manuscrites racontant une petite histoire (d’amour semble-t-il). Patrick Messina (son site qui marche mal, je n’ai pas pu voir une seule photo, est ici) montrait Paris avec force tilt-shift (je parlais de la technique ici) et c’est manifestement ce qui se vendait le mieux puisque seules ces photos portaient une pastille rouge. Evidemment Paris c’est attractif (et notamment à Paris) et le tilt-shift est toujours attirant pour l’œil : c’est un bon filon commercial.

Plus intéressant sans doute est le travail de Philippe Chancel sur Dubaï. D’ailleurs, hasard ou pas, c’est le seul des photographes exposés qui est dans l’écurie Philippe Chaume (sa page ici d’où est tirée l’illustration ci-dessous). Dubaï on en voit  habituellement les magasins, le désert, les immeubles prétentieux et parfois, au fil des reportages, on en voit aussi l’envers avec les esclaves étrangers employés à la construction ou au service des riches habitants du cru. Philippe Chancel, dans un accrochage intelligent, montre à la fois un grand format vertical d’une tour en construction et les têtes masquées par des protections des ouvriers, dans une courte série.

Publicités