Galerie Christophe Gaillard – Bénédicte Hébert: ça me regarde

La Galerie Christophe Gaillard (12 rue de Thorigny et ici) présentait jusqu’au 4 mars le travail de Bénédicte Hébert intitulé « ça me regarde ».

J’avais déjà parlé de cette galerie lors de l’exposition précédente (ici). C’est une galerie entièrement de plain-pied, ouverte sur deux rues, claire. L’espace y est ni trop petit, ni trop grand, sans recoin. En fin de compte, on a l’impression d’être dans une pièce à vivre, ni à l’étroit, ni égaré au milieu de rien. C’est, à mes yeux, la surface et la configuration idéale pour une galerie.

Bénédicte Hébert nous montre des photographies en couleur de format encore raisonnable où figure un personnage de dos regardant une peinture.

Cette exposition ne nous prend pas la tête et c’est déjà un point positif : on en vient presque à esquisser un sourire même si l’amusement n’est pas comparable à celui de l’exposition à la galerie Vallois consacrée à Joachim Mogarra (ici). En effet, l’artiste prend soin de choisir des personnages qui répondent à la toile présentée au second plan : motif ou couleur de l’habillement ou de la chevelure dialoguent avec l’œuvre peinte, parfois de manière amusante. Les photographies ne sont pas toutes aussi réussies mais certaines sont inspirées. J’ai mis ci-dessous non celle qui m’a le plus plu mais celle qui était disponible sur le blog de la galerie (ici) car le site principal utilise, à mon grand regret, le diabolique flash.

Au-delà d’une certaine séduction de surface, l’amateur éclairé pourra aussi méditer sur Duchamp (« Ce sont les regardeurs qui font les tableaux », Ecrits, p.247) ou, plus proche de nous, sur Thomas Struth et sa série « Museum » (illustration ci-dessous). Des visites virtuelles des musées où sont exposés les travaux de Thomas Struth sont aceesibles ici.