The Box In Paris – Un corps contre un – Brigitte Massalve et Sylvie Tubiana

La galerie The Box in paris (6 cité du midi et ici) présentait les travaux de Brigitte Massalve et  Sylvie Tubiana jusqu’au 4 mars 2009. Cette galerie, que j’ai visitée pour la première fois à l’occasion de cette exposition, dispose aussi de chambres d’hôtes et peut servir de petits repas, un concept guère répandu.

Ajoutons que la galerie se situe dans un quartier chaud de Paris où, même à 15h00, des prostituées âgées, ridées et partiellement édentées, racolent activement en pleine rue. Je n’exagère pas puisque je l’ai vécu le jour de ma visite. On se croirait dans les bas fonds de Paris ou Londres tels que décrits par Zola ou Dickens mais non, cette misère là existe toujours, et à nos portes de surcroît.

Du coup, les activités hétéroclites de la galerie (avec ses fameuses chambres) m’ont paru a posteriori, sujettes à interrogation.

Quoi qu’il en soit, après avoir quitté l’artère la plus encombrée, vous devez vous engager dans un cul de sac pour trouver la galerie qui est en fait une maison de plain-pied avec une cave et un étage. Il n’y a pas de vitrine (vu le quartier, ça se comprend), juste une porte : il faut sonner. Un soir de vernissage, ça doit craindre. Enfin bref.

Sylvie Tubiana (site ici) présente des œuvres japonisantes qui ne donnent qu’un aperçu partiel de son travail. Tout d’abord, il s’agit de noir et blanc présentant des corps féminins rehaussés de dessins (2 000 euros).

Ensuite, au sous-sol, une vidéo et des light boxes (3 200 euros) ainsi qu’un grand format, tous de la série onsen (2 900 euros).

Brigitte Massalve nous montrait quant à elle 3 autoportraits énigmatiques (illustration ci-dessous) en noir et blanc à peine discernables dans le noir à 800 euros chacun ainsi qu’une série (« under ») de trois photos noir et blanc avec des corps fantomatiques flottants dans l’espace à 950 euros pièce. Tout cela est plutôt inquiétant et intrigant. Ce n’est pas très joyeux. Cela m’évoque les films de fantômes japonais (yurei eiga) où l’on voit parfois sur les affiches, des visages féminins grimaçants ou déformés.  Sur son site (ici), l’artiste montre des travaux moins perturbants avec de la couleur.

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