Galerie Esther Woerdehoff – Terriblement beau, terriblement faux

La Galerie Esther Woerdehoff (36 rue Falguière et ici) dont j’ai déjà parlé (ici) présentait jusqu’au 28 mars une exposition collective : Terriblement beau, terriblement faux. Je suis passé pendant le salon ArtParis (mon billet ici) que j’avais visité la veille si bien que quelques travaux manquaient mais rien de bien méchant.

Pascal Loubet (qui n’a pas de site web) nous montre de beaux gosses musclés trônant sur leur canapé, souvent avec de gros chiens. Je ne sais pas s’il s’agit de caricaturer, aux choix, les beaufs ou les homos ou s’il s’agit d’autre chose. Disons que ça peut faire sourire et que le charme des beaux garçons n’est pas de celui qui m’interpelle. Bref. Pour situer le contexte, rappelons que Pascal Loubet fut co-fondateur de Têtu, un magazine gay (en savoir plus: ici).

Arthur Tress (qui a un site web à la fois affreux et malcommode ici) nous montre des photos d’enfants bizarres, en noir et blanc, avec par exemple celui dont les mains sont des racines (pour rire). Son site montre un travail un peu dans la même veine de l’étrange, de situations bizarres. Sur le site de la galerie, on trouve aussi du nu masculin. Bref. Les photos sont proposées à 2 500 euros et d’après le site de la galerie il s’agit de séries de 50 ce qui est beaucoup trop à mes yeux.

Pierre Crocquet (son site assez déprimant ici) nous montre des pauvres, pris « en pied » souvent et avec des cochons. J’aime bien le cochon, j’en mange souvent et, du coup, j’ai un faible pour la photo ci-dessous, avec cette vieille dame tranquille sirotant son café à côté d’une tête de porc souriante dans sa bassine comme celle de Saint Jean-Baptiste et de Salomé (il est vrai que dans l’oeuvre du Caravage la tête ne se marre pas mais la comparaison osée tient quand même). Si vous voulez voir l’original, il faut aller visiter la National Gallery (ici par exemple).

Nikos Kontzialis montre de minuscules Polaroïds d’animaux (à 750 euros la bête si j’ose dire, quand même). Ce photographe ne figure nulle part sur le site de la galerie et n’a pas de site web à lui.

Gilles Berquet (qui a un site visuellement étonnant mais qui fait planter mon navigateur ici) nous montre de curieuses caravanes illuminées extraites de sa séries « fin provisoire d’autoroute » (ici) à 2 500 euros et quelques filles nues dont une couverte de boutons et aux veines bleutées colorant une peau blanchâtre (à 2 500 euros, extraite de la série « les grands travaux de Mirka » – ici). L’exposition dissimule toutefois prudemment ce qui semble faire l’essentiel du travail de Gilles Berquet, à savoir le nu féminin vaguement fétichiste (cf. sa déclaration de foi renvoyant à Molinier). Je ne mets de photo car le site est en Flash.

Enfin, pour finir sur une note plus gaie (après avoir commencé par une note gay), un travail de Herlinde Koelbl dont j’ai déjà parlé (ici et ) et dont j’ai acheté le bouquin (hair) au vu du prix pratiqué pour ses pièces les plus intéressantes (4 500 euros). Une double page ci-dessous pour illustrer son travail. Son site est ici.

herlinde-koelbl

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