Visite au Luxembourg – 3ème partie – Casino

On poursuit la visite au Luxembourg avec, cette fois, le Casino qui, comme son nom ne l’indique pas, est un espace d’exposition. A l’occasion du mois de la photo, il exposait des photos comme on s’en doute mais vidait aussi ses greniers avec une vente au kilo, du coup j’ai ramené des bouquins de photos pas chers.

Au rez de chaussée, Frédéric Delangle montrait des rues indiennes de nuit (série Ahmedabad). Il a d’ailleurs fait plusieurs séries de nuit (série Nyctalope) ou dans l’obscurité (Série coït). C’est la série Coït que l’on a pu voir récemment à la galerie Chaume à Paris (ici). L’illustration ci-dessous vient du site du photographe (ici).

Sada Tangara nous montre quant à lui, en noir et blanc, de pauvres gens dormant dans les rues, peut-être à Dakar, où il vit. Je suppose que c’est la série « Le grand sommeil ». C’est assez impressionnant comme travail en dépit d’une taille assez réduite car ces gens pourraient tout aussi bien être morts et parfois le doute est très présent.

Ari Saarto montre les affaires bien rangées de sdf, en couleur, et sans aucune présence humaine, à Helsinki et au Japon. Je n’ai pas trouvé son site web mais son travail est visible sur le site de Helsinki School (ici) d’où est tirée l’illustration ci-dessous. Ce qui est surprenant c’est l’ordre froid qui règne dans ses photos : on ne ressent aucune pitié devant un spectacle pourtant bien triste et on oublie que ces amas d’objets sont tout ce que possèdent ces sdf.

Martin Eder montrait des photos gigantesques de jeunes prostituées au corps blessé, tuméfié. Là-aussi, une vision dérangeante que ces charmantes jeunes femmes ainsi avilies, battues et finalement ramenées à l’état d’objets, cassés et jetés. Je n’ai pas trouvé le site web du photographe. L’illustration ci-dessous est l’une des moins « difficile ».

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On termine le rez-de-chaussée du Casino par son entrée puisque face à la porte, nous étions accueilli par un panneau immense (9 mètres de large, 1,80 de haut) de Dionisio Gonzalez, mêlant architecture et bidonville. L’illustration ci-dessous provient de la galerie Xippas (ici) qui le représente en France et qui ne rend pas justice à la monumentalité de l’œuvre.