Rencontres d’Arles – Magasin électrique – Aue Sobol, Leblanc, Durak, Fiorio

Le Magasin électrique, toujours dans le parc des Ateliers, ne présentait que cinq auteurs ce qui, compte tenu de la surface d’exposition et de sa configuration, laissait à certains de quoi s’exprimer largement, probablement trop. C’est une exposition globalement décevante.

Je passe d’emblée sur Giorgia Fiorio qui montrait la même exposition (le don) qu’à la MEP (billet ici) mais de meilleures conditions. Je ne dirais pas non plus grand chose de Laurence Leblanc (chez agence VU’ ici et sur son site personnel ici), déjà vue chez Polka (billet ici) qui montrait en revanche une série pas encore vues de photos en couleur d’Afrique.

Attila Durak (site ici) jouissait d’un espace à mon sens démesuré au regard de sa notoriété et qui tournait à la promotion de son livre, également exposé. Celui-ci nous montre de grands portraits colorés, souvent féminins, illustrant la diversité ethnique en Turquie, du moins est-ce le propos: j’ignore si cette vision est conforme à la réalité ou reflète une vision folklorique du pays. Certes, certains portraits sont « modernes » et illustrent aussi la présence d’ethnies variées dans le monde économique contemporain mais la part belle est faite aux costumes régionaux.

Bernard Faucon (chez Agence VU’ également ici et sur son site personnel ici) montrait de grands tirages couleurs accrochés en hauteur: des lieux et déserts partout dans le monde. Là-aussi, une invitation à la contemplation et au voyage, qui semblait le thème du Magasin Electrique.

Jacob Aue Sobol (série I,Tokyo son site ici) montrait des images noir et blanc de Tokyo et de ses habitants rugueuses, habitées de visages, de tuyaux enchevêtrés, de pubis, et de lapins qui détalent; le tout est sombre, glauque, fatigué, usé. C’est peut-être ce travail qui témoignait le plus d’une vision personnelle mais on ne coupe pas, une fois encore, au syndrome « noir et blanc, gros grains ».

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