Rencontres d’Arles – Espace Van Gogh – Delpire

Comme l’an dernier (billet ici), l‘Espace Van Gogh est toujours aussi mal organisé et on se pas vraiment par où entrer, par où sortir et comment circuler. Par ailleurs, lors de ma visite, il faisait une température glaciale à l’intérieur (29° dehors). Quant au contenu, comme l’an dernier, il s’agit essentiellement d’édition et, une fois de plus, cela ressemble plus à du remplissage qu’à autre chose : si les Rencontres n’arrivent pas à trouver de la matière pour emplir utilement un aussi vaste espace, je suggère d’y renoncer où de se limiter à une salle ou deux, comme au cloitre Saint-Trophime.

Le seul intérêt de l’exposition c’était la boutique qui permettait de découvrir des magazines pas forcément très connus en France comme Foam, Ojodepez ou Photoworks (quoi que certains titres soient trouvables à la MEP comme Foam). Au passage, j’ai ramené Ojodepez (10 euros) de mon séjour à Madrid et je conseille la lecture de cette excellent revue.

Pour en revenir à l’exposition consacrée aux éditions Delpire, on trouvait un mur recouvert de facsimilés de la couverture de ses bouquins, des livres de voyages, les grands classiques de Delpire (Les américains de Frank ou, plus récent, 12345 de Sarah Moon, etc). Rien n’est sauvable du naufrage à part peut-être la mini-exposition consacrée à des photographes importants dans l’histoire de ce medium, dont le travail est illustré par une œuvre et une biographie (Man Ray, Rodtchenko, Strand, Steichen, Man Ray, Nadar, Bertillon, etc).

Dans la cour, quelques marchands de livres de photographies se tenaient prêts à plumer le pigeon à proposer leurs ouvrages. Pour ma part j’ai vu un livre intéressant quoi qu’un peu insolé en couverture mais en regardant le prix sur Internet j’ai constaté que le prix demandé à Arles n’était pas loin du double de celui proposé sur Internet. Bref.

Une exposition à réserver aux collectionneurs et passionnés de livres de photographies; les autres passeront leur chemin avec profit.

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