PhotoEspaña – Casa de America et Circulo de Bellas Artes

Toujours dans la série de billets consacrés à PhotoEspaña, il faut évoquer deux lieux magnifiques qui abritaient des expositions officielles et que j’ai visités le 23 juilet.

La Casa de America (ou Palacio de Linares – ci-dessous), située à deux pas de la banque d’Espagne, dans un site majestueux, consacrait ses salles à Mauro Restiff. L’accès est gratuit.

L’ensemble présenté est très divers. Une salle montre des noirs et blancs de format géant, un peu granuleux ou le blanc est gris  avec surtout des vues urbaines mais aussi un pilier antique. Parfois les photos se répondent en faisant face dans la salle.

Une autre série (toma de posesion) montre des vues du rassemblement de l’investiture de Lula à Brasilia, en champ large, là-encore dans des tirages géants complétés de formats plus réduits sur le même thème, avec le même cadrage, de l’envahissement progressif des pelouses par la foule. Inauguracion reprend le theme de l’envahissement et de la foule (chaudement vêtue cette fois) aux États-Unis (on reconnait le Washington Monument).

Le Circulo de Bellas Artes (Alcalá 42) est quant à lui en face d’un palace, dans le même quartier, et son accès vous coûtera 1 euro (!) car l’association qui fait vivre le lieu a besoin de sous.

Je passe sur le film (city scene) de Zhao Liang, inregardable plus de 5 minutes sans s’endormir pour évoquer  Jindrich Styrsky et Patrick Faigenbaum.

Jindrich Styrsky est un artiste praguois mort en 1942; il a été écrivain, poète, illustrateur et photographe. Les séries exposées étaient man with blinkers et frog mann, toutes deux de 1934. Il s’agit de photos noir et blanc de vitrines, de détails de tombe, d’enseignes, etc, en prenant soin de ne photographier que des objets décrépis.

Patrick Faigenbaum est plus connu (enfin il me semble) et j’ai déjà parlé de son travail. Il montrait de très grand tirages où l’on retrouve les portraits de grandes familles italiennes en noir et blanc (surtout en gris et noir en fait) qui l’on fait connaître et sa série Santulussurgiu que j’avais vue à Paris (billet ici). Les nouveautés à mes yeux ce sont ses série en couleurs sur Brème et Barcelone, peu convaincantes et Prague ainsi que ses portraits féminins (dont sa mère) et un nu (tous en gris et noir). Le reportage en une trentaine de petits formats carres noir et blanc sur le pique-nique de bourgeois à la maison (lys chantilly-1989) m’a laissé dubitatif.

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