PhotoEspaña – Instituto Cervantes – 23 juillet 2009

A l’occasion de PhotoEspaña, qui s’est déroulé cet été, lInstituto Cervantes (Alcalá 49) exposait sur le thème de la résilience, jusqu’au 20 septembre dernier: 10 jeunes auteurs ont été sélectionnés parmi 342, reçus de toute l’Amérique latine.

Anna Cecilia Gonzalez Vigil (son site ici) montrait des portraits de victimes lors de la reconstruction qui a suivi un séisme à Lima (aout 2007-aout 2008). En fin de compte, les gens sont plutôt dans les décombres. Tomas Munita (site ici) montrait un reportage sur la récolte du guano au Pérou mais il a un peu forcé sur Photoshop. Ramiro Chavez (iste ici) se consacrait lui à des photos empreintes de nostalgie sur Miramar, une ville Argentine située dans une lagune. Oscar Fernando Gomez (je n’ai pas trouvé son site mais son portfolio est visible ici) montre ce qu’il voit dans la rue, un accident, un type qui glande,etc.

Je termine avec cinq auteurs qui à mon avis se détachaient du lot. Malheureusement, je n’ai pas retrouvé le site de Mark Powell qui présentait des portraits sous formes de tirages en vrac sur la table.

Livia Corona (site ici) s’est focalisée sur l’habitat de masse: pendant le mandat de Fox, le Mexique a construit 2,4 millions d’habitations pour les pauvres, sans infrastructures, et par paquets de 20 000 a 80 000 maisons. Ce sont des images surprenantes, tant en plan large qu’en plans resserrés sur les habitants.

 

Nicola Okin Frioli (site ici) montrait des portraits couleurs géants de migrants qui ont raté leur coup au Mexique: amputés, blessés par balle ou couteau. Des drames personnels mais de nobles portraits sur fond noir.

 

Pavka Segura et Dante Busquets, avec leur série pioneeros nous offrent une visite vivante de Mexico avec des portraits et une visions originale. Un coin de l’expo reproduit un modeste intérieur mexicain avec un canapé ou on peut s’assoir pour regarder la télévision.

madrid - Istituto cervantes

Morfi Jimenez Mercado (son site ici, hélas en flash et avec du son en plus) exposait des portraits andins où il cherche à éviter le cote touriste de la couleur et le cote dramatique du noir et blanc. Du coup, ses couleurs sont peu saturées  et sa lumière christique produisent un effet saisissant.