Instituto de Mexico – Umbrales – Seuils

C’était le dernier jour samedi dernier pour visiter l’exposition Umbrales/seuils à l‘Instituto de Mexico (119 rue vieille-du-temple). Ce n’est pas la première fois que je visite ce lieu et c’est toujours un grand plaisir que de découvrir des auteurs mexicains habituellement peu vus en Europe.

Livia Corona montrait la série déjà vue à Madrid (billet ici) cet été consacrée aux logements construits à la va-vite au Mexique.

Sector reforma présentait Javier Cardenas Tavizon (site ici) pour des portraits collectifs et individuels.

Gerardo Montiel Klint montrait des travaux particulièrement saisissants, outre la fillette photographiée comme un top model mais privée d’une jambe dévorée par un requin (« étude marine avec survivant d’une attaque de requin »). Ses « volutes de fumée » et autres « étude d’un paysage avec vomi » sont intrigants, intelligents et fort bien réalisés, dans toutes sortes de tailles et en tirage Giclée (ce qui n’est pas fréquent). Un travail vraiment remarquable et un accrochage très pertinent. Son site (ici) est consacré à son travail commercial et sa galerie montre peu d’images (ici).

Oswaldo Ruiz recourt lui a de grands diasec pour montrer des maisons désertées par leurs habitants suite à la sécheresse due à l’incurie du gouvernement local. Photographiées de nuit, avec des éclairages clairement visibles, ces maisons font penser à des insectes épinglés dans un cabinet d’entomologiste. Son site web est hélas presque inutilisable (ici).

Jose Luis Cuevas montrait des portraits rapprochés en noir et blanc de gens ordinaires en tirage aux « encres au carbone ». Ces portraits ont quelque chose de saisissants de vérité et de rudesse, sans artifice. Il ne faut pas le confondre avec le peintre muraliste homonyme. Son blog est ici.

Andres Carretero dans sa série « phénotypes » traitait le sujet des mexicains albinos, c’est un sujet assez bateau mais toujours intriguant. Son site ici montre sa série de manière très complète.

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