Galerie Paris – Beijing – Maleonn –

Pour la 3ème visite du jour, ce fut encore une innovation, comme chez Magnum, car je n’avais pas encore mis les pieds à la Galerie Paris – Beijing (ici et 54 rue du Vertbois).

Et pour un coup d’essai ce fut un coup de maître car cette galerie, située à proximité de La B.A.N.K. s’est avérée être à la fois vaste en dépit d’une façade réduite, plutôt chaleureuse aussi et chanceuse dans son choix de Maleonn (de son vrai nom Ma Liang, son site ici). Habituellement allergique aux artistes chinois, emportés dans une spirale inflationniste ridicule, je me suis décidé à aller voir car j’avais découvert partiellement son travail à Bruxelles chez Espace Art 22 (ici et 22 rue Van Aa).

Le seul reproche à adresser à cette galerie concerne son site web qui ne comprend pas de version en français de la fiche sur l’artiste. Les illustrations (ci-dessous, tirées du site de la galerie) sont en revanche de qualité et sans Flash, cette plaie du web.

L’exposition s’est terminée hier, jour de ma visite et l’on pouvait y découvrir 5 ou 6 séries de Maleonn à travers de nombreux tirages, la galerie ayant de la place. Tout au fond était accroché un tirage diasec qui couvrait un pan de mur, hélas, le recul manquait mais c’est la seule pièce qui souffrait des lieux, pour le reste rien à dire.

Le facteur accueillait le visiteur dans une série amusante et un brin décalée, marque de fabrique de l’auteur, dans une palette qui pouvait rappeler celle de Paolo Ventura (billet ici).

Days on the cotton candy montrait une jeune femme en proie à de petits nuages envahissant, une série que l’on dirait tirée d’un magazine de mode, cette fois, colorée, et toujours avec un clin d’œil, tout comme My circus.

Portrait of mephisto permet de mieux appréhender le travail de l’artiste qui ne limite à une photographie appétissante qye l’on pourrait qualifier finalement de commerciale (ce n’est pas une insulte, c’est seulement le constat du remploi des codes de la photo de mode). Avec cette série, maleon s’éloigne du grand format décoratif entretenant la complicité avec la regardeur pour un travail un plus sombre, plus modeste par la taille aussi et coloré à la main (comme Saudek, une technique que je croyais désormais inutilisée).  Dans Book of taboo, Maleonn revient à une certaine facilité tout en teintant son travail d’humour noir.

Leaves of grass enfin, unique série en noir et blanc achève la démonstration avec de grands tirages plus énigmatiques.

Au final, il y a comme une progression dans ce travail et dans le cheminement offert au visiteur, du plus accessible et séduisant à quelque chose de plus subtil et moins aisé.

De manière peu surprenante, les travaux les plus décoratifs sont constellés de pastilles rouges (à ce point là, jamais rarement vu ça !) tandis que les oeuvres plus difficiles n’ont pas vraiment trouvé preneurs. Pour finir, on indiquera les prix indicatifs qui commencent à environ 2 500 – 3 000 pour des formats en 90 x 60 cm.

Une galerie à garder dans le viseur pour la suite et que j’ai d’ailleurs ajoutée aux galeries suivies pour mon agenda.

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