Galerie Polka – Levitas et Perrier

Hier, toujours, pour le grand tour des galeries, visite chez Polka (ici et 12, rue Saint-Gilles), la galerie géante et magazine aussi, consacrée pour l’essentiel au photojournalisme (de qualité). Accueil toujours sympathique malgré polo, sac à dos et bermuda coulant. Je regrette en revanche que les photos du site web soient taguées Polka, c’est à ma connaissance la seule galerie (et j’en ai vu des centaines si ce n’est des milliers) qui recourt à ce dispositif, dommage.

L’accrochage est meilleur que la fois dernière (billet ici), mieux canalisé et plus concentré m’a-t-il semblé avec deux invités dont un occupait comme d’habitude la première salle, Ethan Levitas (son site ici), déjà vu et revu pour ses fameuses voitures du métro New-Yorkais.

Cette fois, Levitas s’est penché sur un sujet plus sérieux, les craintes générées à la suite du 11/9 et les risques qui pèsent sur les libertés individuelles, à New York, à travers des photos de policiers pour l’essentiel). Son travail se compose de deux ou trois thèmes entre les photos qui ont causé un incident et celles qui se sont bien passées, souvent celles-ci représentent des policiers qui posent entourés de jeunes filles ;-) Chaque photo comprend les circonstances et les conséquences qu’elle a entrainé. Un travail malin, esthétiquement réussi qui va au-delà du reportage et invite le regardeur à s’interroger.

Jean-Marie Perrier est l’autre invité de Polka, dans le lieu d’exposition du fond, cette fois le photographe de mode a posé son objectif sur les créateurs, c’est amusant, bien fait mais on n’est pas dans le même registre que Levitas. A noter deux photos saillantes, un panoramique de créateurs de mode qui m’a fait penser à cette photo de Lindbergh pour Versace immortalisant les top models de son temps (ici par exemple), et une photo de Gaultier en homme de Dieu arborant le ruban de solidarité contre le Sida.

Au sous sol, on trouve Carlos Cazalis (une multitude petits noir et blanc de corrida et un grand format couleur), Aline Coquelle (de minuscules tirages de chevaux de polo exposés dans un coin de la galerie qui semblé dédié au cheval son site ici), Sarah Caron (avec des photos de mode colorées réalisées … au Pakistan, que l’on aurait cru moins « libre » – son site ici).

En bout de piste, on peut voir trois tirages de Yoshito Matsushige montrant Hiroshima peu d’heures après l’explosion et un tirage géant de Jaime Ocampo-Rangel (son site ici) montrant un homme portant maquillage et costume tribal africain.

De manière plus anecdotique sont montrés les travaux des Lauréats SFR (Rodrigo Albert, Sidney Guillemin et Olivier Tops).

C’est jusqu’au 31 juillet 2010 et il faut bien sûr y aller.