En bref – Rencontres de la photographie d’Arles 2010 – Eglise Sainte Anne

Face à l’archevêché  et dans une église, le travail de Leon Ferrari détonne. Cela change de Ronis et de Roversi qui occupaient les lieux dans les deux dernières éitions.

Ferrari utilise la photographie plus qu’il n’est photographe et déverse sa hargne sur Bush et les États-Unis, l’Église et le Christ, les dictatures (celle d’Argentine des temps jadis, celle d’Hitler en des temps plus reculés). Pour cela il recoure à des dioramas, à des sculptures, au photomontage, à des installations ou au dessin.

Comme je partage ses opinions sans réserves, il y a comme un biais de perception. Disons tout de même que ce genre de discours est devenu aussi un « classique » et qu’il ne frappe pas aussi fort qu’un Serrano par exemple, dans la course à une provocation qui reste toutefois limitée aux salons. La vraie provocation c’est l’action, la mise en danger pour de vrai.

On pourra donc voir le pape, Hitler et Bush ridiculisés, un échiquier opposant de grosses souris et de petits chats, des cafards portant le drapeau US accrochés sous chaque drapeau des nations de l’ONU, etc.