Rencontres de la photographie d’Arles 2010 – Musée Reattu

Le Musée Réattu rejoint cette année le cycle des expositions officielles avec comme avantage qu’au lieu d’avoir une réduction, l’entrée est libre quand on a le pass des Rencontres (elle reste payante pour les collections hors Rencontres). En l’espèce c’est Pierre Jahan qui est le photographe retenu par le Musée Réattu et que je ne connaissais pas du tout. Je suis bien incapable de jauger la valeur de sa production mais comme il évoluait dans les mêmes années que Doisneau, René-Jacques, Ronis et bien d’autres, je me demande naïvement si on ne cherche pas un peu à exploiter le filon « photographe humaniste français faisant de jolies photos d’un Paris de carte postale » en ne lésinant pas sur le « name dropping ».

Du coup, si l’exposition a le mérite de montrer, justement, autre chose qu’un Paris de carte postale, elle survole et consacre une place très significative à l’activité publicitaire (qui présente un intérêt limité, n’est pas Steichen qui veut) et au volet sur-réaliste (les photos sont partiellement brûlées suite à un incendie, n’est pas Man Ray qui veut). Au bout du compte, ce sont les photos de carte postale qui sont les plus convaincantes (les bateliers, des scènes de vie parisienne) ou celles d’actualité (la mise au rebut de statut, le retour de tableaux au Louvre).

L’autre centre d’intérêt c’est peut-être plain-chant, une illustration photographique d’un travail de Cocteau et, dans un tout autre registre, les petites-annonces de recherche de conjoint illustrées.

C’est une visite qui ne s’impose pas mais on peut y faire un saut rapidement.