PhotoEspaña 2010 – Instituto Cervantes – Encubrimientos

L’Instituto Cervantes (site ici) est tout près des autres sites déjà évoqués et l’an passé aussi s’y tenait une des expos de PhotoEspaña.

Andrea Aragon montrait un extrait de sa série super rubias réalisée au Guatemala où être blonde est une nécessité (coûteuse) pour être respectée, semble-t-il. Un concours de jeunes misses illustre le propos.

Gerardo Repetto utilise du papier héliographique directement il produit de la sorte un magnifique travail sur la lumière en grand format couleur. Par contre il me semblait que ce papier était monochrome (dans le bleu), il était autrefois utilisé pour les plans d’architectes et dessins techniques donc du coup je n’ai pas trop compris la technique ou bien il y avait une erreur d’étiquetage.

Andrea Lipszyc (los emigrantes) montrait des formats carré noir et blanc de familles avec leur bagages sur le pas de la porte comme si elles partaient en vacances. Joao Castilho montrait quant à lui un diaporama diffusé sur un écran LCD qu’on pourrait titrer « le sertao mystique ». Cia de foto, un collectif brésilien, se livrait à un exercice avec 3 triptyques réalisés par trois photographes et portant sur le même événement politique. Andres Asturias montre la plage, la joie sur une plage de sable noir au Guatemala et Astroland sur Coney Island. Un rendu étrange des textures et couleurs.

Maria Teresa Ponce montre une série de paysages impressionnants dans 3 zones d’exploitation pétrolières (ci-dessous, série Pipeline, en Equateur).

Un projet d’un tout autre genre mais également intéressant que ce lui de Sebastian Friedman qui nous une même domestique à la fois chez elle et chez son employeurs, en famille dans les deux cas. Une étude sociale d’une certaine manière qui dépeint les rapports familiaux et de subordination.

Cinthya Soto montrait de belles enseignes peintes et colorées en grand format.

Areli Vargas a quant à lui reconstitué des lieux de suicides et publié leur dernier message: c’était à pleurer, en particulier cette gamine de 15 ans dont les derniers mots, écrits presque en SMS, et dont on sent quasiment physiquement les larmes qui en ont accompagné l’écriture, témoignent tout l’amour qu’elle porte à ses grands-parents. Ce sont là les images les plus émouvantes qu’il m’ait été donné à voir depuis longtemps.

Cette entrée a été publiée dans Paris. Bookmarquez ce permalien.