Le Bal – ANONYMES – L’Amérique sans nom : photographie et cinéma

Le Bal (ici et 6 impasse de la Défense), nouveau lieu dédié à la photographie, expose de la photographie américaine. Il y a une librairie et un restaurant.

Alors ici, pas de pénis d’adolescent en nombre (billet ici – 5 euros) et pas de sous-préfectures non plus (billet ici – 7 euros ) mais de la photographie américaine « historique » (4 euros). Le hic c’est qu’en dépit de la taille de l’espace du Bal  il y a peu de photos finalement et qu’au risque de me répéter, des expos comparables ou mieux que ça on en voit deux par jour à PhotoEspaña pour 0 euro. Lors de ma visite, dimanche, il y avait 3 visiteurs, moi compris.

Lewis Baltz ouvrait le bal (ah ah) avec de petits noir et blanc de sites industriels photographiés frontalement, presque abstraitement. Evans était représenté par quelques livres tandis qu’un film se déroulait en face d’un Jeff Wall monumental. Des grands classiques donc, par contre, je ne connais pas Chuncey Hare et sa série sur les intérieurs modestes de travailleurs américians, en noir et blanc, vers 70.

Au sous-sol, à part un autre Jeff Wall et des diapos de Bruce Gilden défilant sur un LCD (Détroit à l’abandon et portraits de pauvres), je ne connaissais aucun des auteurs.

Doug Rickard montrait de grands formats couleur un peu bougés dans le genre street photographie dans les quartiers pauvres. La bonne blague c’est qu’il s’agit de photos tirées de Google Street View comme la notice nous l’apprend. Ariana Arcara et Luca Santese montre des assemblages sous verre de multiples photos de maisons vandalisées à Detroit, de scenes de crimes vues comme un reportage policier à la Weegee, des photos parfois altérées, brulées, déchirées, finalement dans le même état que les lieux qu’elles montrent.

Je n’ai pas eu la patience de regarder très longtemps la vidéo de Sharon Lockart, un traveling avant, dans un couloir d’usine, très ralenti.

Anthony Hernandez fermait le bal (ah ah encore) avec des rues en noir et blanc, quelques voitures et surtout des bancs avec des gens assis dessus qui attendent.

En résumé, une exposition de bon niveau (un peu élitiste peut-être même) un peu éparpillée mais avec une notice compréhensible et un prix d’entrée raisonnable: c’est donc à voir et c’est jusqu’au 19 décembre 2010.

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