En bref – Jeu de Paume – André Kertész

Le Jeu de Paume exposait André Kertész jusqu’au 6 février et c’est le samedi 5 au matin que je la visitais avec déjà, hélas, pas mal de monde, après avoir renoncé la semaine précédente pour cause de bouchon à l’entrée.

L’exposition est chronologique. Elle commençait mal avec de minuscules photographies sans intérêt autre que biographique devant lesquelles se pressaient de nombreux regardeurs à la peine pour bien voir. Elle se terminait mal également avec des polaroids couleurs.

Dans l’intervalle, le parcours est en dents de scie et alterne du bon, avec des pièces de premier plan, et du moins bon. A cet égard, l’étage est particulièrement mal loti (outre les polaroids): les photos de cheminées sont un peu pénibles, les magazines et livres sont d’un intérêt limité et font pour une part doublon avec les photographies elles-mêmes. L’exposition a donc le mérite (oui, c’en est un) de montrer un Kertész « humain » aux activités et pratiques photographiques diverses  et aux performances contrastées ne le réduisant pas ainsi à quelques pièces emblématiques d’exception (le nageur, la fourchette, les chaises,  les déformations, par exemple). En fin de compte, Kertész a aussi fait de la photographie alimentaire, a traversé des passages à vide et n’a pas produit que des chefs d’œuvre.

Je ne développerais pas le propos davantage ici, l’auteur et exposition ayant fait l’objet d’une littérature abondante mais je ne peux pas conclure sans souligner le prix élevé de l’entrée (8,50 €) qui de surcroit ne fait plus l’objet d’une réduction pour les adhérents de la MEP (ou alors je me suis fait avoir).

Cette entrée a été publiée dans Paris. Bookmarquez ce permalien.