Week-end à Amsterdam – Les galeries – Partie 3

Je ne suis pas allé à Amsterdam pour visiter des galeries (les plus connues exposent déjà à Paris u Bruxelles lors de foires donc je connais) mais si l’occasion se présente, pourquoi pas ?

Ainsi, je n’avais pas prévu d’aller chez Cokkie Snoei mais comme je suis passé devant, je suis entré. L’invitée était Elza Jo qui mettait en scène son chat (Rico) ou elle-même dans des compositions mêlant photographie et peintures (et paillette) dans un registre ésotérique surprenant. Chez Eduard Planting, c’est un registre plus classiques avec des silhouettes (ci-dessous) dues au binôme Fotofloor mais surtout, la galerie exposait de superbes tirages anciens de grands maîtres (à des prix, euh, de circonstance).

Chez Khamann, galerie également spécialisée en photographie, c’est le Royal college of art qui était à l’honneur (jusqu’à aujourd’hui en fait). On commence sans être dépaysé avec Noémie Goudal (série island) qui nous vient de France et montre une nature mise en scène en intérieur (4 100 €).

Lauren Winsor utilise le noir et blanc pour nous montrer une fille, bougée, des draps, des contrastes et des mouvements, un bras, une jambe, suggérés. C’est plutôt pas mal et son site web montre une certaine persévérance dans le propos (comptez  2 250 €). Darren Harvey-Regan fait quant à lui moins dans l’expérience photographique que dans le conceptuel, appuyant son discours par de la photographie intégrée parfois au sein d’installations. Outre ses forêts superposées (sur pieds vs coupées), on voyait aussi un merle empaillé regardant une photo de lui et une souris dans la même posture, pas empaillée mais figurant sur une photographie pliée de telle sote qu’elle « se regarde » (de  1 500 à 4 800  € selon les oeuvres). Avec Sarah Mei Hermann on risque moins les maux de tête puisqu’il s’agit de portraits d’enfants (650 à 1 800 €) et on termine avec Stuart Bailes qui, si j’ai bien vu, montre des pliage de papiers noirs et blancs comme s’il s’agissait d’architectures ( 2 000 à 3 500 €). Il a été publié dans HotShoe.

Il est temps de rejoindre Melkweg qui regroupe une salle de spectacles, un café et une galerie consacrée alors à l’exploration du transgenre par Anja Weber, Sabine Ercklentz et Daphne Channa Horn. Autant les photos de caricatures ambulantes multicolores de Daphne étaient de peu d’intérêt (à part documentaire), autant les sobres portraits ambigus de jeunes gens par Anja et Sabine ne manquaient pas de poser question, comme dit l’autre. Assez troublant cet entre-deux.

On va conclure avec Torch, galerie sélecte sur les canaux qui montre Wouter Deruytter et ses panneaux d’affichage new-yorkais géants en noir et blanc. J’ai apprécié dans ses véritables tableaux la touche d’humour et ou d’astuce dans ses photographies qui parviennent souvent à associer le panneau à un élément du paysage pour former une combinaison amusante ou surprenante.