Festival Circulations – Mars 2011 – Partie 1

Il y a deux semaines je suis allé voir (à pieds) l’exposition Circulations organisée par Fêtart, profitant d’un temps printanier. Cette exposition s’est achevée aujourd’hui. Les noms  des 42 photographes est ici pour qui veut la liste exhaustive car j’en oublierais peut-être en passant. L’entrée est gratuite et le beau temps aidant (ainsi que la beauté du parc), le monde se pressait, ce dimanche-là, avec enfants et poussettes et bien que l’espace soit vaste, il s’en fallait de peu qu’on ne se gêne.

En bordure du parc de Bagatelle, dans une longue galerie semi-enterrée que je n’avais pas vue, se tient le gros de l’exposition, précédée d’un accrochage extérieur consacrée à Eric Pillot (avec ses portrait d’animaux de zoo) et Lise Lacombe (avec ses déambulations consacrées à des originaux, ou des paumés, comme on voudra). J’avais vu le 1er lors de Révélation et la 2nde chez la petite poule noire (billets ici et ).

A l’intérieur, on commence par deux noms familiers, ceux de Thomas Jorion et Guillaume Amat (billets ici et ). S’enchaînent ensuite une multitude de travaux de photographes nombreux, peut-être un peu trop, d’ailleurs, car si vidéos,  diversité des oeuvres et, parfois, originalité de l’accrochage, permettent de casser l’effet supermarché, il n’en reste pas moins que le visiteur est face à une vraie avalanche de photographies. Parmi les accrochages ou oeuvres atypiques on peut citer la vidéo presque immobile (que je ne connaissais pas) de LucieetSimon et la table de poker et ses chaises accompagnée de photos de cartes collées sur la table par Julien Taylor (billets ici et là) avec l’aide de Mathilde Nivet (dont le site vaut la peine ici).

Tilby Vattard montre des maisonnettes fermées d’où sourd de la lumière (il vend ses tirages sur son site), Thomas Guyenet des paysages urbains, Guillaume Millet des clichés japoonais sombres et bleutés presque cinématographiques, Jean-Jacques Ader des enseignes recouvertes par la nature, Alessandro Imbriaco des abris de sdf à Rome (un peu comme Ari Saarto ici). François Pincon n’a pas de site web et c’est dommage car ses paysages de Courlande, gris et blancs panoramiques, entre ciel et glace ne manquent pas d’intérêt. Bonne idée aussi chez Alban Kakulya dont les portraits de réfugiés portent de discrètes taches de naissance en firme du pays d’origine. Les grands papiers-peints kitsch photographiés par Lucia Gabeva ne manquent ni de candeur ni de saveur soviétique et ils s’accommodent bien des pèlerins japonais de Nora Rupp, eux-aussi bien exotiques à nos yeux.

 

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