Week-end à Amsterdam – FOAM – Partie 5 (fin)

Lors de mon week-end allongé à Amsterdam je ne pouvais pas rater le Foam qui édite aussi un magazine. Le Foam est situé à deux pas de Huis Marseille. L’entrée coûte 8 € ce qui n’est pas donné, c’est le moindre que l’on puisse dire.

Au programme il y avait Joan Fontcuberta dont je ne suis pas fan, avec ses landscapes without memory, déjà vu pour partie à Lille aux Transphotographiques l’an passé (billet ici). Je passe sous silence Joris Janssen au dernier étage (quelques vidéos).

Le gros de l’exposition c’était Eugene Smith, un classique dont je n’avais néanmoins jamais vu le travail dans une exposition. L’expo commence avec Spanish village, un reportage en Estremadure, pour Life, en 1950: la  misère sans voyeurisme. L’histoire se poursuit avec Country doctor (1948,usa) et A nurse midwife (1951,usa). Ces trois séries sont impressionnantes d’humanité. A man of mercy (1954, Afrique) montre le docteur Schweitzer en action, c’est sensiblement moins convainquant. Minamata (1971, Japon) est peut-être la série la plus connue: contemporaine (1971 ce n’est pas si loin) et renvoyant aux problèmes écologiques bien actuel, sa série est une attaque en règle contre la compagnie qui pollua au mercure un lac au Japon. Les images sont éprouvantes, notamment celles de Tomoko les yeux pour ainsi dire vides, des photographies dont la reproduction n’est plus autorisée en publication par la famille (ci-dessous, en provenance du Smithsonian). La dernière série, Pittsburgh, se solde par un échec et une dépression du photographe après 4 ans d’effort: en effet, ce n’est plus que l’ombre des travaux passés.