Galerie VU’ – Jean-Christian Bourcart

La Galerie VU’ que nous avions visitée il y a peu, fraichement installée dans ses nouveaux locaux (billet ici), propose désormais de voir le travail de Jean-Christian Bourcart, auteur dont le travail ne nous est pas inconnu (billet ici et ) et qui succède dignement à Vanessa Winship. Hormis son titre (Kailash), aussi fumeux que pour la précédente, l’exposition est de qualité et une fois de plus le découpage de ce nouvel espace permet de répartir les séries.

On soulignera en passant l’accueil agréable offert au visiteur (même en jeans), ce n’est pas tous les jours qu’un grand bonjour, franc, ouvert et audible, accompagné d’un large sourire s’offre à vous en franchissant le seuil d’une galerie (hélas).

La visite commence par la série qui a prêté son nom à l’exposition (enfin je croyais, en fait la série s’appelle The Black Sheet) et qui débute par une feuille noire brillante. Inutile de chercher, la feuille est simplement l’outil qui a servi à faire les photographies accrochées dans la 1ère salle: le photographe s’est attaché à photographier le reflet de  lui-même ou d’autres personnes sur cette feuille. Le résultat est une sorte de kaléidoscope coloré et déformant de corps, vaguement discernables.

Je n’avais rien de vu de tel avant et ce travail se distingue de la production plus (très) classique de Bourcart. Peut-être ce qui vient à l’esprit de comparable c’est le travail de Tania Mouraud (billet ici) sur des bâches de bottes de pailles (son site ici).

Je passe sur les vidéos présentées, étant allergique au média. Un peu plus loin donc on tombe sur une série plus ordinaire que je ne me souviens pas avoir vue déjà, consacrée à la foule se pressant dans les rues (I Shot the Crowd). C’et un sujet banal traité de multiples fois et je n’ai rien vu de « spécial » dans cette série, au demeurant très « propre ».

La dernière salle montre Camden dont la présentation faite à Arles m’avait passablement agacée tant elle se regardait le nombril d’un air satisfait. Cette fois, pas de vidéo à deux balles et pas de verbiage, juste des images et c’est mieux ainsi. Je ne reviens pas sur la série, frappante, consacrée à une des villes les plus merdiques de la région de New-York qui a détenu le record de criminalité de tous les États-Unis en 2008 (welcome!).

Les prix vont de 2600 à 4600 €.

En résumé, c’est pas mal comme exposition, moins convainquant à mes yeux que la précédente car plus dispersé dans les thèmes et le traitement mais cela vaut tout de même la visite, surtout la 1ère salle.

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