Arles 2011 – Bourse du travail

A la Bourse du travail, c’est le FOAM qui est invité. Le FOAM on connait pour l’avoir visité il y a quelques mois (billet ici) donc on pouvait s’attendre à du tout bon. En fait, c’est très décevant, en tout cas pour le volet expositions.

Quand on entre, on est d’abord saisi par le bruit, on voit une grande table avec les magazines du FOAM et de part et d’autres des jeunes qui discutent en anglais. Sur les murs, peu d’œuvres, c’est peu dire. A l’entrée, dans une lightbox, des fleurs par Danielle van Ark puis sur les murs se succèdent Katja Mater (sur le même principe que George Rousse), Vincent Zedelius (deux diasec d’intérieurs un peu à la mode de Mondrian), Joris Jansen. Ces auteurs ont déjà été vus au FOAM et sont mentionnés dans mon billet sur le FOAM (enfin, sauf Joris car je l’ai zappé lors de ma visite au FOAM).

Pour le reste, ce sont des découvertes pour moi mais bien mince est le matériel exposé. Jaap Scheeren montre quatre tirages de la même fleur dans des couleurs différentes comme dans une quadri, Anne de Vries avec « waves from the web » montre des vagues issues du web (!). Bref, tout cela est bien mince et quant on connaît le dynamisme de la photo contemporaine au Pays-Bas c’est dommage de ne pas pouvoir disposer d’un espace plus adéquat.

Vous me direz que le FOAM a tout prévu en étendant ses expositions (what’s next ?) dans le quartier de la Roquette avec 8 lieux et 10 auteurs. C’est vrai. Mais d’une part on le découvre un peu par hasard (et le dépliant qui va avec) et surtout les lieux sont eux aussi peu appropriés: le parti-pris est d’installer les photos chez les commerçants du coin, c’est un choix courageux et respectable mais quid des horaires d’ouvertures, de l’éclairage, de la taille des tirages et plus généralement des conditions de visionnage ? Alex Prager chez le coiffeur, pourquoi pas, le sujet s’y prête mais voit-on bien, le travail de l’auteur est-il mis en valeur ? Je n’ai pas l’impression et du coup, considéranr que c’est un peu du gâchis, je n’ai pas visité les 8 lieux, à part le point information, qui expose Benjamin Lowy et Curtis Mann.

Cette entrée a été publiée dans Paris. Bookmarquez ce permalien.