Arles 2011 – Atelier des forges

L’Atelier des forges présentait trois auteurs et c’est bien ainsi: ce site est de taille limitée et il permet de ne pas être abasourdi par une avalanche visuelle. Les trois auteurs faisaient partie des restes du programme mexicain prévu initialement dans le cadre de l’année du Mexique. Daniela Rossell exposait un tas de blondes aux tenues exubérantes dans des décors d’un mauvais gout de nouveaux riches de la pire espèce. A l’exact opposé de ce triomphe de l’opulence grossière et de la consommation inutile, Maya Goded, avec land of witches, montrait comme des rites, des feux, des fumées car, en effet, le Mexique est la patrie de l’homme le plus riche du monde (et sans doute de nombreux ultra-riches ridicules) mais aussi un pays d’histoire(s). Le dernier photographe s’éloigne lui de l’histoire collective et des traditions pour nous raconter des histoires, celle d’immigrés dans leur combat quotidien pour vivre: Dulce Pinzon montrait en 20 diapositives des héros du quotidien en tenue de superhéro avec la somme que chacun peut envoyer à ses proches restés au pays.

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