Arles 2011 – Eglise Saint Julien

Comme d’habitude, l’ENSP investissait l’église Saint Julien et cette fois les étudiants avaient frappé fort puisqu’il n’y avait aucun accrochage. Mais il y avait quand même à voir puisque 500 tirages d’un livre étaient dispos. Évidemment c’est un peu difficile de regarder un livre, prendre des notes sur son téléphone et tourner les pages. Et puis les amateurs de photographie ne sont pas forcément amateurs de livres (et vice-versa) et puis une ouvre imprimée et tirée en grand format, ce n’est pas pareil qu’une vignette (sinon, personne ne viendrait au Louvre). Du coup, c’était à la fois une bonne idée d’être original et une mauvaise d’être en rupture. Pour l’école, la circulation des oeuvres se trouve facilitée largement (au Japon par exemple où les livres de photos sont adulés) mais pour le regardeur ce n’est pas (toujours) un cadeau. Ce type de format (unique et modeste) peut aussi enfermer les étudiants dans une approche toujours trop intimiste et intellectuelle mais bon, c’est un parti pris.

Quoi qu’il en soit, les heureux élus étaient: Théodore Casson, Émilie Traverse (série taille douce – des buissons bien taillés, membre du bip), Valeria Anzolin (série big sister – un bordel tchèque où les clients sont filmés), Delphine Jourdan (20 objets), Marion Normand, RémyMoulin (série blackout – titre bien rendu avec une certaine économie de moyens), Juliette Bineau (intéressant travail dans la lignée de ses recherches sur les lieux:  un même endroit sous tous ses angles, lumière et saisons), Lorraine Bonduelle (lieux vides et impasses), Hélène Canaux, Marie b. Schneider (vue l’an passé ici), Romain Baujard, Mélanie Pottier, Jonathan Llense (des obstacles), Philippe Soubias, Olga Perets, Laure Ledoux (série lécher ses vertebres, cous, nuques, visages et un hibou – une série sur la bêtise humaine aussi ici), Jeannie Abert, Camille Amzallag, Lolita Bourdet, Charlotte Yonga, Marie Sommer (vue la veille – billet ici), Renan Gago (série realidades inseridas des graffiti marrants car mélangés avec les passants), Julie Aybes (des horizons en noir et blanc), et Min Chen.

On remarque cette année encore qu’un nombre important d’étudiants n’ont pas de sites web alors même que souvent ils ont déjà exposé ou bien sont mentionnés sur le web dans le cadre de leurs études présentes ou passées:  il est bien dommage de laisser « les autres » vous  dresser une réputation sur le web, il serait de loin préférable de se prendre en main et d’avoir un site web à soi. J’avoue que cette situation qui se répète chaque année me laisse dubitatif.

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