PhotoEspaña 2010 – Museo Reina Sofia

Le Musée Reine Sophie, qu’on ne présente plus, je le garde pour le dernier jour car selon le temps restant on peut allonger ou raccourcir le temps passé à circuler dans les salles.  En l’espèce, pour ce 5ème et dernier jour à Madrid, c’était un peu au pas de course sur la fin.

Le titre de l’exposition c’était « Manhattan, uso mixto. Fotografía y otras prácticas artísticas desde 1970 al presente » (ici). En pratique j’ai déjà eu beaucoup de mal à trouver l’endroit et ensuite je ne savais plus trop où était la fin de l’expo et où commençait la collection permanente. Il y avait du volume (!) et en prime il n’y avait pas trop de monde. On trouvait des grands classiques comme Cindy Sherman (en grand format cette fois), les BecherSol le Witt (mur de briques) ou Matta-Clark. Peter Hujar était très représenté avec je pense pas loin de 50 tirages, les quais de la ville, des homos, la ville et , plus loin, des dessins saisis dans des squats. Une production essentiellement datée de 1976. Son amant, David Wojnarowicz (vu a Arles – billet ici avec la même série du type au masque) montrait la série arthur rimbaud (42 tirages !).

Opie et Struth et Bernard Guillot montraient des rues. Harry Shunk et Janos Kender montraient « Pier 18 »,  26 « petits projets » dont celui de Dan Graham, qui sont autant de témoignages photographiques d’expériences artistique menées sur ce fameux ponton. Danny Lyon montrait la « destruction of lower Manhattan » en 1967 (tout est désert, tout a été détruit et c’est impressionnant – l’endroit a été occupé plus tard notamment par le World Trade Center). Alvin Baltrop montrait la destruction d’un quai, des gays et des types à poil, Emily Roisdon des vues classiques des quais. Sharon Hayes était présent avec 9 projecteurs et 223 diapos (2005). Zoe Leonard montrait un mur rouge (2002), un coin de parc, une maquette de New York, des chewing-gum par terre, des grafitti. Moyra Davey exposait des kiosques a journaux en couleur et Tom Burr des chiottes.

 

 

Christophet Wool avaient retenu de très petits formats noir et blanc de nuits blafardes, des rues dégueulasses et des lieux glauques. Gabriel Orozco, en couleur, montrait de petites choses, des traces. Jennifer Bolande, en couleur aussi montrait facades et vitrines toutes pourvues d’un globe terrestre. Barbara Probst choisissait des plans, comme filmés, d’une fille de nuit comme une chorégraphie et une autre sautillant sur un toit. Robert Longo applique le même principe à un homme plus dansant. John Miller fait de la street photography en couleur tandis que William Gedney montre le métro aérien au fil des saisons. Vera Lutter clot l’expo avec dimmenses négatifs du port surtout et des toits.

Tout ça pour dire, au terme de cette pénible énumération, que cette exposition était un peu lourde à digérer et comme elle couvrait une large période de temps, le repérage était un peu difficile.