Fotofever 2011 – Du bon et du moins bon, ambiance sympa

Après Paris Photo jeudi après-midi c’était au tour de Fotofever le vendredi. A ma connaissance, Fotofever est une nouvelle venue et on verra si elle persiste où s’il s’agit d’un initiative ponctuelle et sans lendemain. Quoi qu’il en soit, hébergée dans l’Espace Pierre Cardin, pas très loin de sa grande sœur d’ailleurs, cette foire est d’une taille bien plus modeste (40 exposants environ) et l’ambiance y est du coup moins « usine » (de luxe) et l’accueil sympathique. En contrepartie, l’organisation, au moins l’accueil visiteurs, est un peu brouillonne (je pense qu’on devait pouvoir entrer gratuitement…) de même que le fléchage (je me suis rendu compte un peu par hasard qu’il y avait un sous-sol).  Chaque visiteur reçoit un petit guide (bilingue) ce qui est une attention bien venue que Paris photo ferait bien de copier et, en fait, on trouve dedans à la fois le plan des lieux (avec le sous-sol ;-) mais aussi un lexique et une rapide histoire de la photo.

Sur les 3 niveaux, et moyennant 10 euros, on flâne agréablement une heure environ, parmi des oeuvres contemporaines essentiellement, et sans les barbes historiques habituelles (pas  de Doisneau ou d’Atget , par exemple, ici). Les galeries sont de tout pays, y compris de France (et de Paris) mais on n’y trouvera pas les plus grands noms qui sont à Paris photo. Autre point positif quant à la sélection, très peu de galeries sortent du domaine strict de la photographie (et celles qui le font auraient dû s’abstenir). En revanche, la sélection n’est pas assez rigoureuse quant à la sélection, et on peut voir du bon (Céline Moine et Madé pour la France, Camara Oscura et Astarté pour Madrid , Pennings au Pays-Bas, Clairefontaine au Luxembourg et quelques autres) et puis du franchement mauvais et puis aussi des galeries qui n’en sont pas dont le site web évoque plus le domaine du supermarché (« caddie », « meilleures ventes », « cadeau », etc) que celui de la galerie.

Tout cela n’altère pas l’intérêt de Fotofever et ce d’autant que  le site web, simple et efficace, sans fioriture (sans Flash à part le générique inutile et sonorisé) permet de trouver les noms des artistes présentés et les liens vers les sites web des galeries et ainsi de prolonger utilement la visite. En espérant que les péchés de jeunesse pourront être corrigés lors d’une prochaine édition.

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