MEP – Exposition inaugurale 2012

Il y a quelques semaines, la MEP inaugurait son 1er accrochage de l’année 2012. C’était le dernier jour de validité de ma carte  d’abonné que j’allais donc jeter un œil.

Je passe sur le pauvre Götz Göppert cantonné à la vitrine avec 4 panoramiques de Paris. Joli. Rien de plus. Au sous-sol, c’était Marc Fumaroli qui occupait l’espace avec des portraits (c’est fini  depuis le 8 janvier d’après le site web) de peu d’intérêt. Un peu mieux était sa sélection de « maitres » du noir et blanc issus des fonds de la MEP (Cartier-Bresson, Giacomelli, Breukel, etc) . Un peu au-dessus (dans les étages, pas en qualité) on trouvait les grands portraits vaporeux de William Ropp sur qui j’étais tombé lors de ma 1ère visite à Arles et qui loue chaque année un espace d’exposition là-bas… Je ne vois pas trop ce qu’il fait à la MEP. Quant à Casta par Issermann, l’intérêt est pour le moins limité, à part peut-être pour la promotion du livre et surtout celle des Thermes de Vals, fameux, construits par l’architecte Peter Zumthor en Suisse et où les images ont été prises.

On peut donc sans crainte filer directement dans les étages pour voir Youssef Nabil. Ses auto-portraits sont sans intérêt mais le reste ça vaut vraiment le coup, on est parfois tout près de la miniature persane et c’est vraiment splendide. Sa technique du noir et blanc rehaussé à la main de couleur confère un charme suranné à ses travaux et redonne la place à l’aléa et au manuel dans une activité photographique souvent désormais bien loin du geste.

Avec la Collection Itau (une banque brésilienne), on accède, dixit le seul panneau explicatif présent, à « la photo expérimentale depuis 60 ans au Brésil ». De fait, c’est souvent expérimental (dérangeant, inhabituel, surprenant) mais surtout c’est toujours dénué de toute explication, la logique d’accrochage elle-même reste un mystère et seuls quelques initiés pénétreront (peut-être) cet inextricable jungle photographique. L’effet des Tropiques sans doute.  Le résultat est une (très) longue série de photographies que rien ne rapproche, ni thème, ni chronologie, que rien n’éclaire, une longue liste d’œuvres et de noms qui aussitôt vus sont aussitôt oubliés. Une belle occasion ratée, une fois de plus, à la MEP. J’ai la flemme de lister les exposants mais si vous allez à la MEP, c’est la seule chose qui mérite d’être vue, avec Youssef Nabil naturellement.

J’hésite un peu racheter une carte d’abonné pour la prochaine exposition qui débute en avril.