Polka Galerie – Gronski et Cauchetier

Polka Galerie, voila un bon moment que je n’y étais pas allé et c’est l’exposition Gronski et Cauchetier qui sert de prétexte pour y retourner. Comme d’habitude, quelques reliquats d’autres exposition figurent ici et là (Erwitt, Donata Wenders, Klein) mais c’est bien le binôme (pour l’occasion) précité qui occupe l’essentiel de l’espace à commencer par Gronski dans la salle qui marque l’entrée de la galerie. Alexandre Gronski c’est bien et c’est beau: une photographie de grande taille en couleurs claires pour des paysages chinois étranges marqués par une modernité écrasante, toute de béton et presque surréelle, ornés de quelques humains minuscules et traditionnels. Une série mountains and waters à ne pas rater, assurément.

Avec Raymond cauchetier on revient à une époque que je n’ai pas connue, celle du cinéma noir et blanc des années 60, époque lointaine mais constamment réactualisée et en pleine actualité en ce moment. La coupe garçonne de Jean Seberg dans les photos de Cauchetier ne manque pas d’évoquer celle, à la même époque de Twiggy que j’avais vu exposée il y a deux ans à la National Portrait Gallery, coupe également reprises par les jeunes stars féminines du moment (Emma Watson, Keira Knightley et Nathalie Portman en tête). Comme si cela ne suffisait pas, même Arte s’y est met aussi avec un retour sur la Nouvelle Vague. Bref, comme d’habitude Polka joue intelligemment avec l’actu et livre là une exposition fraiche et délurée. Pour autant, si Cauchetier a été photographe de plateau et propose même  des tirages « hors plateau », il ne faut par le cantonner à un seul genre et on découvre aussi ses images indochinoises, aussi bien paisibles, presque immémoriales, que sous le feu des combats.

C’est jusqu’au 3 mars 2012.