PhotoIreland 2011 – 2ème jour

Pour la suite de PhotoIreland 2011 à Dublin, on se rend tout près de l’hôtel chez Darc Space qui ressemble à un cabinet d’architecte et qui hébergeait Bleack Beauty par Eugene Langan, des photos de bord de mer sous un angle souvent original, très « beaux Arts » dans le traitement et d’intérêt plutôt local me semble-t-il. En face se tient The James Joyce Centre qui présentait Motoko Fujita, patronné par l’Ambassade du Japon en Irlande. Hommage à James Joyce, une bonne partie des clichés ont été réalisés à Chapelizod (cité dans Finnegans Wake), pour le reste il s’agit d’un travail plus intellectuel sur de « petites choses » (une lanterne, une bouteille habitée d’une limace, etc).

On retourne vers Temple Bar chez Film base où j’avais raté le sous-sol et une salle attenante. Il y avait une expo intitulée Longway to paradise avec le magazine en ligne supermassive blackhole (SBMH)mais pas moyen de s’y retrouver parmi ces quelques images punaisées, dommage pour Mark Curran, Yaniv Waissa, Sarah Sudhoff (voir sa série At the Hour of Our Death), Angela Darby & Robert Peters, David Blackmore, Diarmait Grogan, Virginie Rebetez (voir sa série Flirting with Charon), Stephen Gunning, Paul Corcoran et Dan Shipsides, d’ailleurs je n’avais pas l’impression qu’il y avait autant d’auteurs lors de ma visite mais bon, le site de SMBH le dit alors ça doit être vrai. Après cette entrée en matière, la salle était remplie de livres et de magazines, un peu en vrac.  Parmi les magazines, quelques uns que je ne connaissais pas: Yvi, Picnic magazine (en provenance d ‘Israel – attention au sens de lecture ;), Useful photography (photos anonymes) et Dienacht (un tout petit format bilingue). Quant à History of disappearance, cela se résumait à 2 vidéos et 4 pauvres vitrines, le tout assez incompréhensible.

Quittons Temple Bar pour rejoindre la Rha (Royal Hibernian Academy) qui expose une quantité phénoménale de travaux d’artistes, la peinture et dans une moindre mesure la photographie occupant une place de choix. J’ai relevé tout un tas de noms mais je ne mentionnerais que ceux dont le site web a confirmé l’intérêt a posteriori:  Dominic Turner, Gary Coyle, Dragana Jurisic (récompensée), Mary McIntyre (récompensée), Anthony Haughey (vu la veille – billet ici), Jerry huysmans, Theresa Nanigian, Victor Sloane, Simon Burch, Jackie Nickerson, Ciara Killalea, Jeanette Lowe, Abigail o’brien et Amelia Stein.

Chez Inspirational arts, c’est moins l’avalanche et c’est tant mieux car un tel amoncellement de pièces est finalement un peu fatiguant et comme en plus il n’est présenté qu’une œuvre par artiste, difficile de jauger quoi que ce soit. Bref, chez Inspirational arts, c’est Debbie Castro qui était exposée, toute seule et avec un nombre réduit de photos mais suffisamment pour rendre sa série (glamour in the blood) très attrayante. C’est un excellent reportage qui était livré ici, sur les jeunes filles de Liverpool qui se maquillent un peu trop, une tradition locale de « vouloir être jolie », parait-il. On oscille entre le sourire et une vague pitié pour ce qui ressemble plus, parfois, à des tentatives pathétiques d’attirer l’attention et c’est cet « entre-deux » qui rend ces photographies si attachantes.

L’Instituto Cervantes présentait des photographies de Luis Ramon Marin et comme l’exposition de l’année d’avant au même endroit j’avais déjà vu l’expo ailleurs, à Berlin en 2010 mais comme je n’ai pas encore publié les articles sur le mois de la photographie à Berlin…  Au Centre for creative practises, comme l’an passé, il s’agit de ressusciter des techniques photographiques disparues un peu comme, parfois, au centre Iris à Paris. L’intérêt est limité, au fond, car, le plus souvent, la technique l’emporte sur le sujet et le projet. Je ne citerais donc même pas les participants et n’y retournerai pas en 2012.  Chez Severed head où j’avais trouvé porte close l’an passé il était cette fois possible de voir le travail de Anne Schwalbe, de grands carrés en couleur dont les sujets variés sont centrés sur des objets et petits paysages sans qu’une quelconque unité se dégage.