BIP 2012 – Liège – B9 – From Holland with love

On enchaîne avec le BIP 2012 à Liège qui se tenait (et se tient toujopurs – jusqu’au 6 mai 2012) pour une part dans les mêmes lieux que l’an passé, dont le fameux B9 (de l’Institut Saint-Luc) qui s’ouvrait avec un mur de photos de mariage, sympa, proposé par le magazine usefull photography découvert à Dublin et vu Aux Brasseurs (lors de ce BIP 2012). A part ça, il y avait 2 films et 6 auteurs.

Ed van der Elsken montrait de petits noir et blanc, des portraits, des couples, des danseurs, de l’intimité, des regards et des baisers, de la nudité et du sexe mais plus animal ou naturel qu’érotique. Beaucoup d’intensité et d’humanité en tout cas dans ces clichés. Martine Stig exposait 5 grands formats couleurs de couples en t-shirt blanc, pas très réveillés, les yeux rouges parfois, et pourtant ils sont ont été photographiés juste après avoir couché ensemble (série after – 1998).

Bertien van Mannen montrait des photos sans façon de photos accrochées ou posées avec des bibelots (série give me your image – 2006).

Andrea Stultiens (vue à Noorderlicht avec un autre travail – billet ici) montrait des photos presque noires de couples en promenade à la montagne mais chaque photo est visible » en clair » aussi, dernier, grâce à un miroir (les photos sont recto verso). C’est une installation qui demandes des efforts au regardeur ;-) et la série s’appelle Komm, mein Mädchen, in die Berge (Allons, ma fille, dans les montagnes).

Koos Breukel a photographié son ami Eric Hamelink (chaque jour ou presque en fait) et une sélection noir et blanc est présentée, de 84 à 98 où l’on découvre ses hauts, ses amours et sa maladie aussi. C’est plein de tendresse mais si cela reste distant, c’est émouvant et triste. On a déjà vu une autre série de Koos à la MEP (billet ici). Le travail (il s’agit de hunting and fishing) de Paul Kooiker est, du coup, relaxant après des images parfois difficiles puisqu’il nous montre des filles nues (mais floues) courant dehors dans la nature (c’est très « hamiltonien »).

On finit avec deux vidéos, celle de Julika Rudelius durant 30 minutes, j’ai un peu zappé mais j’ai regardé celle de Komen et Murphy (love bites), une sorte de roman photo en diapos sonorisées qui témoigne d’une rencontre et d’une séparation.

Une belle expo finalement, avec de grands noms (mais pas seulement), de la variété et un volume adéquat.