BIP 2012 – La supérette

La superette est un petit lieu d’exposition (et une asbl aussi), temporaire peut-être, qui abritait (et abrite encore jusqu’au 6 mai 2012) This is not a love story par le collectif BIG GIRLS DONT CRY et avec l’appui de l’asbl « Filles de Wallonie ». Les asbl ce sont des associations sans but lucratif: on a la même chose (ou à peu près) en France mais on ne parle pas d’asbl (éventuellement les savants parlent d’association loi 1901).

Le lieu un peu enfumé et assez vilain dégageait une ambiance finalement pas si mal venue pour des travaux personnels, presques intimes, et en tout cas plein d’engagement, de spontanéïté et parfois même empreint d’un peu de noirceur et d’inquiétude ou au moins de tension, de jeunes auteurs (auteuses en l’espèce). Anémone Delvoie travaille de petits formats noir et blanc, parfois en planche, sur le thème de la plage mais je trouve que ces gamins ont quelque chose d’inquiétant (son site n’est hélas qu’un Tumblr), on aurait aimé en voir (et savoir) plus. J’ignore du coup si la série à côté est son oeuvre ou non (un mélange de divers pays, couleur ou non). Clémentine Piret opte aussi (à moins que la série précédente ne soit son travail…) pour le mélange des styles, des formes (cadres ou pas) pour un travail intime. Sidney Geubelle enfin produit 2 grands formats en noir et blanc (bébé, clodo) et un grand format noir et jaune. Pas de site web non plus pour ces deux là….

C’est une petite expo sympathique (à voir si vous êetes de passage) mais toute une génération de jeunes (et moins jeunes) photographes a choisi la voie du pot-pourri, du mélange (des formes et des tirages) sur des thèmes « de jeunes » (voyage, amitié, alcool, fête, amour et sexe) souvent en autobiographie avec un style photo volontairement un peu « crado » et au fil de mes visites cette piste me parait très souvent empruntée pour former désormais une sorte de « genre ».

On en connait d’autres, des genres, comme « l’ultra-clair » (de la photo très propre en grand format de préférence diasec, souvent vide d’humains et dépouillée, frontale souvent et à bonne distance, aux couleurs pastels sous-saturées et bien sûr un peu trop claires) ou bien encore  « le style VU' » du nom de l’agence éponyme (du noir et blanc très charbonneux de petit format sur des thèmes de société, souvent des portraits ou des sujets scabreux ou violents, avec du bougé, de forts contrastes, un sentiment d’urgence).