Helsinki – HPB 2012 – Jukka Male Museo

Pour le 1er jour à Helsinki (le 23 avril me semble-t-il, un mois déjà !) à l’occasion de la HPB 2012, direction le Jukka Male Museo qui se tient à Kaapelli, au 2ème étage de l’immeuble, à droite (Kaapelitehdas, Tallberginkatu 1 B, 2. krs.). Il est constituée d’un large couloir pour l’essentiel. Il fait partie des sites incontournables de cette édition 2012 de la Helsinki Photo Biennale avec une exposition organisée par l’association des étudiants en photographie de Finlande (Valokuvauksen opiskelijat ry – www.vory.fi). Cette association regroupe les étudiants en photographie de photography du Lahti Institute of Design, de la Aalto University School of Arts and Design (TaiK), de la Finnish Academy Of Fine Arts, de la Turku Arts Academy et ceux de la section photojournalisme de la University of Tampere et de la Novia University of Applied Sciences Nykarleby

L’expo est titrée Tätä tietä! ou simplement Tä! à savoir This way! (Par ici!) et est curatorée par Veli Granö, Marjaana Kella et Jani Leinonen. Le petit hic de cette exposition ce sont les cartels qui sont très bas avec le nom de l’auteur écrit en arc de cercle (laissons la créativité à sa place: dans les œuvres et éventuellement la scénographie) ce qui oblige à des contorsions inutiles. Les participants participent à la pré-selection pour le prix Fotofinlandia 2013.

On va commencer par ceux qui n’ont pas de site web (il y en a quand même, y compris en Fiunlande…) sur lesquels on ne va donc pas s’apesantir malheureusement car deux ou trois travaux sont originaux: Tatu Gustafsson (3 petits portaits noir et blanc du même homme dont un centré surtout sur ses mains) , Natalia Kopkina (2 minsucules noir et blanc conceptuels), Jere Alajeesiö (2 grands formats noir et blanc, come des nuages dessinés à l’encre de chine, original), Timo Marila (des images retouchées avec des moreacux d’images plaquées, bof), Veera Lipasti (photos de photos compléteés d’objets, par exemple, un arbre en cigarettes. Pas mal commme concept), Sanne Katainen (3 portraits réussis en petit format couleur femmes avec bébé en bandoulière), Mikko Rikala, Maarit Mustonen, Aukusti Heinonen (1 portrait gratté et 1paysage de neige), Jaana Maijala (des photos de dessins à la craie, parfois enchainés comme pour un petit film. Original).

Publier son travail sur un site web n’est pas forcément non plus gage de qualité mais au moins peut-on voir les séries de façon extensive ou en voir d’autres et ainsi afiner une 1ère impression en galerie basée sur quelques images seulement. Petite impression pour Juuso Noronkoski (divers formats et techniques, sujets bizarres) et Niklas Sandström (2 payasages noir et blanc ?). Meilleure impression pour le portrait délavé de Jukka Ovaskainen et bonne impression pour Anne Golaz avec portrait et sous-bois où rayonne un feu (série from the woods / metsästä), une nouvelle série mais je connaissais l’auteure poour avoir vu son travail (série scènes rurales) en Suisse, à Lausanne (encore des billets qui seront publiés sur ce blog… très en retard). Bonnes impressions aussi pour Iiu Susiraja avec 7 petits portrait couleur d’une grosse dame ou d’un objet mais toujours accesoirisé de façon décalée, pas mal et amusant. Bonnes impressions encore avec Lasse Lecklin qui toutefois n’invente rien avec des portraits de stations services désertes de nuit (série places to stop), l’accrochage entre deux néons rouges est en revanche original. Bonnes impressions toujouyrs avec Marina Ekroos qui montre 3 petits diasec couleur de plats (avec à manger) sur un table, vus de dessus, presque graphique, pas mal et qui rappelle, sinon dans l’intention, au moins dans la forme,le travail de Fernanda Magalhães vu en début d’année à la MEP (billet ici). On termine avec encore de bonnes impressions (décidemment, c’était une bonne exposition :-) avec Anne Yli-Ikkelä qui montre la photo de 3 lègères intervenitions « paysagères » un peu absurdes, les portraits de femmes et de tables avec de la nourriture de Hertta Kiiski et enfin le travail de Bita Razavi, très original, avec tout un tas de photos en petit format couleur de détails d’intérieurs (avec mention du lieu de et de la date) qui ont pour point commun qu’on y voit toujours un objet Ittala (!) et qu’il a réalisé quand il faisait le ménages chez les gens (série An Observation on Inhabitants of a Utopia).

Je ne dirais pas que cette expo motivait à elle seule le déplacement mais il est clair que nous sommes privés en France de ce genre d’expositions photographiques: à Paris on trouve les galeries qui à de rares exceptions près (moins de 5 à Paris) ne prennent pas de risques, les institutions qui montrent des vieilleries historiques et académiques (humanistes français et américians souvent) et d’autres qui montrent des photos un peu trop faciles d’auteurs installés (la mode, le kitsch et le nu féminin font toujours vendre des entrées auprès du grand public).