Helsinki – HPB 2012 – Musée finlandais de de la photographie (Suomen valokuvataiteen museo)

Le musée finlandais de de la photo (Suomen valokuvataiteen museo – www.valokuvataiteenmuseo.fi) est lui aussi situé dans l’ancienne fabrique de câble sur Tallberginkatu (au 1G), il occupe le rez-de-chaussée de la façade droite. L’entrée coûte 6 € ce qui n’est pas donné.

Kollective: Preview 5 est constitué des travaux d’étudiants des Beaux-Arts (Finnish Academy of Fine Arts photography).  J’ai raté Jarkko Räsänen mais en voyant son site web il me semble l’avoir vu ensuite dans une galerie, et ai eu bien du mal à repérer les autres munis d’une feuille avec des repères (ça aurait été trop facile de mettre les noms sur le mur…). Iiris-Lilja Kuosmanen montrait 3 sous bois tropicaux (2 diasec et un punaisé) qui m’ont semblé un peu conceptuels faute de contexte (il faut voir la série complète, cover, sur son site, pour mieux « comprendre ») et j’ai une préférence pour sa série Another me. Aleksi Linnamaa (pas de site web mais visible sur le site de Kollective, avec d’autres travaux) montrait des choses surprenantes avec 2 photos dans un cadre trop grand et masquées en partie par une photo de bois. Étrange. Le travail de Jonna Kina et en particlier la série vue lors de l’expo est visible sur le même site, il s’agit de divers objets sur fond noir. Là-aussi l’intention n’est pas claire faut de contexte et le lien entre les objets n’est pas apparent (on pourra penser aux photos de Indre Serpytyte qui se présentent sous la même forme – billet ici). Ville Andersson montre par 3 fois un homme, dans un lieu délabré, dansant avec ses vêtement en mouvement qui le cachent (un thème qu’il développe sur son site). Filippo Zambon exploite le filon documentaire (série Secret Rooms) avec 9 chambres d’immigrés chinois en Italie faites immédiatement après une descente de police. Laura Paavilainen n’a pas de site web (voir celui de Kollective) et montre deux personnages perchés qui guettent absurdement. Saku Soukka montrait deux diptyques d’un type enlevant son pull au bord d’un lac, bof.

Le gros du musée était toutefois occupé par deux photographes dont Timo Kelaranta, l’un des grands photographes finlandais sinon le plus grand, couvert de prix et de récompenses dans son pays qui a enseigné aussi au fameux Taik pendant des années. Son travail mérite mieux que quelques lignes et consulter un de ses livres reste le mieux à faire, d’ailleurs certains étaient consultables au musée ainsi que des lettres et cartons de vernissages. L’ensemble de ses travaux était un peu mélangé, toutes les époques, le noir et blanc et la couleur, l’abstrait et le figuratif mais on retiendra quelques séries tout de mêmes comme ses fameux polyèdres, sa série de fils sur fonds blanc, sa série de feuille de couleur roulée totalement abstraite, sa série de pierres aussi, sa série de couleur avec trou gris, sa série de plantes en gros plan. Un travail d’une grande richesse, très variée dans ses formes et exposée de manière extensive sur des cimaises ondoyantes.

A côté de ce travail hautement cérébral se trouvait celui, bien plus ancré dans le quotidien, de K-G Roos dont le destin est également bien différent et tragique (mort en 76 à 39 ans seulement par suicide dans un accès de démence). Son travail  s’apparente au courant humaniste, avec un travail dans la rue, en Sicile (Bitter sicily, un livre jamais publié dont on peut voir les photos et les maquettes vers 59), à Helsinki (vers 56-58) et un travail pour Marimekko (en plein air). De grands fac-similés de pages de journaux accompagnait les photos ainsi qu’un écran LCD où l’on pouvait faire défiler des tirages.

Bref, un programme varié et pas inintéressant mais une surface qui reste limitée au regard de la MEP par exemple.