Grid 2012 – FOAM

La visite du Foam s’impose à Amsterdam même s’il n’est pas vraiment lié à Grid qui motivait ma petite visite à Amsterdam. L’entrée est à 8,5€ mais en général (enfin au moins la fois dernière – billet ici)  ça les vaut et c’était le cas cette année encore. Pour mémoire, hormis bien sûr les expos, il ne reste plus que quelques livres et le magazine éponyme sur ce site historique (Keizersgracht 609) de Foam: l’activité commerciale a été déplacée et accrue sur un site nouveau (ouvert début 2012) tout proche (Vijzelstraat 78). L’arrêt de tramway (16 et 24) est à 100 mètres: Keizersgracht.

L’exposition fait la part belle à Bertien van Manen avec des photos en nombre et aussi en mezzanine, quelques livres sous vitrine, chacun accompagné d’une video ou l’on voit les pages tourner. Les photos résultent d’un séjour en Europe de l’est (LET’S SIT DOWN BEFORE WE GO) et montrent le quotidien modeste de gens modestes, sans voyeurisme et sans grand souci de forme, la spontanéité prime sur le cadrage et l’éclairage aboutissant à une sorte d’album de famille. Pour une fois, rien de vraiment glauque dans ces photos alors que souvent les « reportages » sur l’europe de l’est se complaisent à en montrer les aspects les plus repoussants.

A l’étage, on trouve le duo suisse Tayio Onorato et Nico Krebs. The lights of other days et As long as it photographs it must be a camera font partie des séries exposées, toutes plus surprenantes, inventives et expérimentales les unes que les autres (objets en rotation avec perceuse, entre autres), un grand moment de photographie :) En prime, des appareils photos faits de livres de photos ou encore d’une carapace de tortue. Après, vient Ron Gallela, ce n’est pas ma tasse de thé et ce ne sont pas exactement  les mêmes images qu’à madrid (billet ici) même si on en retrouve quelques unes mais bon, les stars ce n’est pas ma passion. Nina Poppe clôt le parcours avec ama, les plongeuses japonaises bien connues. Toutefois, Nina fait le choix de petits formats clairs et lumineux, doux, pastels et de montrer non pas seulement les plongeuses mais plus encore les enfants et les lieux, maisons modestes, les jardinets, le linge qui sèche. Une très belle série, sensible. L’exposition était accompagnée de trois films (pas de l’auteur) dont un où ce sont les pages d’un livre qu’on tourne.

Une exposition sympa. Et en plus j’ai acheté tout plein de magazines FOAM (très lourds !) juste à côté comme chaque année histoire de compléter la collection.