PhotoIreland 2012 – Survol

Pour la 3ème année consécutive je suis allé passer quelques jours à Dublin en juillet dernier à l’occasion de PhotoIreland 2012. La 1ère année je n’avais guère été entousiaste en raison de l’écart entre le battage médiatique et la réalité, fort modeste et à l’organisation perfectible. La seconde année, le bilan était nettement plus favorable avec une organisation en progrès et une exposition phare de qualité muséale qui manquait l’année d’avant. La 3ème édition est à mon goût la plus mauvaise des trois et il est vraisemblable que c’était là mon dernier séjour à Dublin, ayant par ailleurs déjà fait le tour des musées du cru susceptibles de compléter le programme de visites.

Un programme allégé (il est vrai que c’était le cas aussi cette année à Madrid et à Arles mais comme on partait de bien plus haut il reste bien plus de matière), aucune exposition d’envergure et toujours des expositions qui s’enchainent plus qu’elles ne se déroulent simultanément ce qui pénalise le visiteur qui ne passe que quelques jours sur place. Tout évidemment n’était pas à jeter dans cette édition, bien au contraire, c’est moins la qualité que la minceur du programme qui était décevante que les oeuvres, sans parler de l’organisation toujours aussi peu rigoureuse (lieux fermés sans explication).

Je doute que cet événement perdure en l’état, sauf à redevenir un festival local et à l’assumer: s’il veut rayonner au-delà de l’Irlande, il gagnerait vraiment à être une biennale, permettant ainsi de réunir les budgets et les oeuvres nécessaires pour avoir la masse critique, idéalement en alternance avec le festival de Belfast (qui est déjà une biennale) et avec qui des liens devraient être tissés. Le festival de Belfast se tient par ailleurs en juin, période moins encombrée que juillet. Le lien transatlantique que j’appelais de mes voeux en 2010 et qui s’est concrétisé en 2011 devrait aussi être renforcé et devenir récurrent: ce serait d’autant plus aisé avec une biennale qui laisserait plus de temps pour monter des collaborations. Enfin, il est indispensable que l’organisation gagne en rigueur: il n’est pas acceptable qu’une large part des lieux d’expositions ne soient pas ouverts simultanément sur une période donnée et il n’est pas admissible que les jours et horaires d’ouverture ne soient pas respectés par les participants.

Une quinzaine d’articles seront publiés sur cette édition 2012.