Centre Culturel Suisse (CCS) – Body Language (décembre 2012)

Le CCS présentait en décembre dernier des oeuvres de la collection du Fotomuseum Winterthur sur le thème du corps. Le CCS, dont l’accès est gratuit et qui est ouvert le dimanche, propose de temps en temps des expositions photographiques. La dernière fois que j’y étais allé, c’était en 2009, notamment pour le mois de la photo (ici).

D’après le programme, j’ai raté Anne de Vries, Valie Export, Robert Morris et Rockmaster K et c’est bien dommage car je ne connaissais que Valie Export. Parmi les autres célébrités, on avait Nobuyoshi Araki, Richard Avedon, Annelies Štrba, Nan Goldin (avec un grand format couleur, ce qui est inhabituel) et Peter Hujar.

Pour le reste, on pouvait voir ou revoir les auto-portraits de Laurie Anderson (déjà vu à Madrid – ici), les gestes tendres de Igor Savchenko (déjà vu ici), les minuscules noirs et blancs d’une noire aguicheuse de Lorna Simpson (vue ici), les très petits formats noir et blancs bizarres de Walter Pfeiffer (déjà vu ici) et les performances corporelles de Vito Acconci (vu à Vienne le mois d’avant mais le billet n’est pas encore publié). Mais arrivé là on reste un peu embarrasé car aucun commentaire, notice ou cartel ne renseigne le visiteur, du coup la découverte des autres artistes se fait à l’aveuglette.

Paulina Olowska montrait un alphabet humain et Hannah Villiger des bouts de corps meles, Barry Le Va des mains et pieds en terre tandis que Ugo Rondinone couvrait un mur de portraits en couleur du même individu mais grimé en divers personnages (un peu comme Sherman finalement). Urs Lüthi exposait deux triptyques très sexualisés (nu, en peignoir et en intérieur) et André Gelpke le suivait dans cette veine avec des acteurs de peepshows à poil de même que Marianne Müller avec trois grand formats noir et blanc d’une même fille couchée à poil bougeant un peu. La suite reste du même acabit avec Ulrike Lienbacher dont les filles en pose de pin up mais habillées, sans la tête et en noir et blanc font sourire alors que Aneta Grzeszykowska & Jan Smaga font des acrobaties nues en appartement. On conclut avec Anetta Mona Chisa & Lucia Tkácová qui nous font voir deux filles habillées mimer du porno, un travail qui semble une décalque de celui de Edouard Levé (vu en Belgique – ici).

Cette entrée a été publiée dans Paris. Bookmarquez ce permalien.