Vienne – Mois de la photographie 2012 – Jour 5

Nous reprenons la visite en différé du mois de la photographie à Vienne qui se tenait en novembre 2012, avec la Kunstlerhaus (Karlsplatz 5). L’entrée est, par exception, payante, à 8,50 €.  Il y avait pas mal d’installations et de vidéos et tout était en allemand. Deux grandes salles étaient consacrées à Sabine Hauswirth avec de grands portraits de viennois peut-être connus. Pez Hejduk occupait aussi plusieurs salles avec 90 photos d’architecture en format carte postale puis des photos de salles vides et puis aussi des travaux photographiques de documentation de lieux de travail d’artistes, designers et architectes. Bof. A l’étage, Marko Zink, avec 4 grands formats évoquait les mystères de l’hôtel (ex: un bras dépasse de la porte par terre). Pas mal. Il était annoncé une exposition de Vice Magazine mais ce n’étaient que quelques affiches.

En fait, le gros de l’exposition était au rez-de-chaussée sous le titre « Me myself and i ». Sissa Michelini montrait un triptyque (3 mêmes filles dans une piece), Sabine Maier exposait 5 nus vus de près décolorés et rouges sur plexi transparent et Mathias Herrmann 6 portraits d’un type musclé avec perruque ou lunettes, entre autres. Aucun d’eux n’a de site web… Susi Krautgartner exposait un portrait noir et blanc où les cheveux cachent le visage.

Les 5 auteurs suivants n’ont pas de site web. Elisabeth Wörndl montrait des autoportraits, une orte de danse et 40 petits formats de lieux et tenues différentes. Leo Kandl se contentait d’un type pensif en costard devant des haies et topiaires. Paul Albert Leitner produisait des cartes postales surtout (photo collée sur une page avec un bref texte) en auto-portrait en costard ridicule et lunettes noires dans des lieux divers. Linda Christanell montrait des photos de photos laissées sur un lit et des trucs divers dans une vitrine tandis que Klaus Pamminger mettait ensemble une light box de chaises avec une vraie veste posee dessus. Bref.

On conclut la visite avec ses auto-portraits et leur double dans des scènes banales de Willy Puchner, les 6 grands formatrs de sacs noir transpârents sur fond blanc contenant  des trucs bizarres de Renate Bertlmann, les 5 banieres verticales remplies d’impressuions diverses de Karin Mack, une facade percée de fenetres montrant toute le même bar mais avec des gens divers de Michael Michlmayr, un tressage de bandes de photos de Brigitte Konyen (un peu comme celle de Jarbas Lopes vu à Madrid) et enfin les portraits impassibles à l’improbable chapeau en papier noir de Josef Wais.

Après ce long et décoiffant parcours, petite visite à la Galerie Hummel (Bäckerstraße 14), lieu ultra contemporain et petit avec finalement peu de photographies à part  Rodney Graham, Valie Export et Gunter Brus (qui pour le coup sont plutôt de vieilles gloires).

Pour finir la journée en beauté, rien ne vaut Le Belvedere, lieu magnifique et pas trop loin en fin de compte (20 minutes) mais les oeuvres sont très autrichiennes et pas toujours de 1er plan; il est vrai que lorsqu’on peut accéder aux grands musées parisiens on devient difficile. En haut, le fonds permanent ne m’a pas paru extraordinaire en dépit de quelques Renoir, Manet et Degas mais par contre il se tenait l’expo à ne pas rater sur Klimt à l’occasion de ses 150 ans, une expo en tout point remarquable que ceux qui l’ont manquée tenteront de compenser avec le livre publié à l’occasion. En bas (le Belvedere est constitué de deux bâtiments séparés par un jardin en pente), le lieu est consacré uniquement à des expos temporaires et là, pas de chance, elle était consacrée à la nuit (Die Nacht im Zwielicht), bof.