Vienne – Mois de la photographie 2012 – Jour 6

Et voila, l’heure est venue de conclure la série d’articles tardifs consacrés au mois de la photographie 2012 à Vienne. Et comme je n’avais jamais encore visité l’Albertina (alors que j’avais déjà passé du temps à Vienne auparavant) l’occasion s’est présentée avec une exposition temporaire consacrée au corps. L’Albertina est surtout connu pour ses dessins me semble-t-il mais des photographies font parties de sa collection, le site web permet d’y faire des recherches (par ici).

L’exposition temporaire (Körper als Protest) était modeste par la taille avec une demi-douzaine de photographes seulement. On retrouvait Coplans avec ses fameux plans serrés sur des parties de son corps vieilli, Hannah Villiger avec un remontage de son corps découpé en carrés, Mapplethorpe (sans surprise) ou Hannah Wilke. Ketty La Rocca montrait notamment une radio de sa tête où un poing remplace sa tumeur, Bruce Nauman nous gratifiat de grimaces tandis que Miyako Ishiuchi exposait de très vieux corps tâchés. Pendant ce temps là, durant 14 minutes, Vito Acconci s’arrache des poils en vidéo.

Une fois cet amuse-gueule passé il reste donc le coeur de l’Albertina, à savoir les magnifiques salons meublés où l’on peut démabuler en toute liberté et qui valent le coup d’oeil à eux-seuls, et, bien sûr les fameux dessins qui ornent certains d’entre eux mais qui au final ne sont pas si nombreux. Peu nombreux mais des plus grands noms (parfois à deviner car mentionnés en italien) puisque s’y bousculent Tiepolo, Rubens, Schiele, Canaletto, Dürer (en couleur, avec le fameux lièvre), Raphaël (Raffaello Santi) et Michel-Ange (Michelangelo Buonarroti).

Il fallait profiter de l’occasion pour voir aussi l’exposition consacrée au leg Batliner, intitulée Monet bis Picasso, une accumulation incroyable: Sisley, Cézanne, Malevitch, Monet (une étude de water lilies, très colorée), Klimt, Degas, Lautrec (à ses débuts avec … un cheval), Signard, Bonnard, Vlamick, Matisse, Derain, Van Dongen, Munch, Kokoshka, Nolde, Kupka, Popova, Rodtschenko, Modigliani, Picasso, Miro, Giacometti (sculpture et peinture), Klee, Ernst, Brancusi, Appel et Magritte. Rien que ça.

Enfin à l’Albertina contemporary, on pouvait voir 150 oeuvres de la collection entre oeuvres internationales et production autrichienne. Tout en allemand. Aucune video, aucune photo et une large place au dessin. Les salles étaient désertes malgré Richter, Klei, Rainer et Baselitz (un peu trop présent il est vrai).