Arles 2013 – 1ères impressions pour le 2ème jour

Le temps a passé, et déjà la semaine d’ouverture d’Arles 2013 est terminée et j’ai eu le temps depuis de visiter PhotoEspaña. Le bilan de cette 1ère semaine a d’ailleurs été publié par les Rencontres aujourd’hui et il indique 12000 visiteurs, 3500 professionnels accrédités et 600 journalistes (ça fait beaucoup de journalistes au regard du nombre de visiteurs ;-) La semaine d’ouverture 2014 commencera le 30 juin

Pour en revenir au sujet de cet article, la 2ème journée confirme la 1ère: le slogan » Arles in black » (qui aurait fait plaisir à M. Toubon) n’est qu’un slogan et c’est tant mieux car la couleur est bien présente à Arles.

Finissons d’emblée avec le « centre-ville » et Sugimoto qui expose à l’Église Saint Blaise, en couleur justement, tandis que son noir et blanc se trouve à l’espace Van Gogh. J’ai le pass toutes expos et c’est tant mieux car à 8 € l’entrée (couplée) pour les deux expositions, on est pas loin de se moquer du monde. A l’Église en effet sont exposés religieusement 5 polaroids couleur et un prisme, 5 vêtements colorés et 5 affiches suspendues. Toutes sont abstraites et relèvent d’une procédure assez fumeuse décrite sur un cartel qui revient à décomposer la lumière avec ledit prisme comme Newton le fit en 1666.

Juste à côté, autre expo colorée, celle de Viviane Sassen que chacun connaît pour ses photos africaines. En 3 salles, on découvre un travail de commande moins vu, franchement « sexe » ou décalé, inventif et presque surréaliste parfois. La dernière salle est consacrée uniquement à la photo de mode avec un installation vidéo et une projection de diapos originale est très attrayante, une bonne voire très bonne exposition.

Pour rester dans le « centre-ville » et conclure définitivement sur les expos principales qui s’y trouvent, il faut rapidement évoquer Giuseppe Penone (à la chapelle du Méjan) et Lee Ufan au Capitole, que j’avais raté la veille.  Concernant Penone, artiste de l’Arte Povera célébré partout (et visible en ce moment à Versailles au Château),  la difficulté réside dans l’absence totale d’accompagnement ce qui laisse le public dubitatif devant l’œuvre présentée. Celle-ci, assez éloignée de la photographie la plupart du temps, ne confie d’ailleurs à cette dernière que le rôle d’enregistrer une action (ou performance) de l’artiste, c’est simplement un sous-produit. Quant à Lee Ufan on fait là une croix sur la photographie pour voir de la peinture abstraite et des sculptures contemporaines d’une extrême sobriété (pierres et acier). Il y a bien, avec une « fiche », un effort de contextualisation à défaut d’explication, louable mais pas suffisant. Ceci dit dit l’exposition est très reposante et c’est l’occasion de retrouver le Capitole enfin rénové après sa fermeture en 2012.

Côté OFF, on peut évoquer le travail de Joachim Hildebrand et Tom Parland qui porte essentiellement sur l’Allemagne urbaine. On reparlera plus tard du collectif ParisBerlin>fotogroup et de leurs invités.

Le reste de la journée a été consacrée aux Ateliers sur lesquels je reviendrais par la suite en détails. Ce qu’on peut en dire dès à présent c’est cela vaut le coup (globalement) et que la moindre chaleur que l’an passé en a favorisé la découverte.