Arles 2013 – 1ères impressions pour le 3ème jour

Le 3ème jour est habituellement pour moi l’occasion de « combler les trous » en attendant l’autocar pour Avignon et le TGV pour Paris. C’est l’occasion de retourner sur des lieux à peine ouverts le 1er jour et de visiter quelques expositions peut-être « à la marge ». Le bilan n’est pas toujours très concluant et je ne mentionne plus maintenant ici que les expositions « décentes » (qualitativement), ne perdant pas de temps avec les autres.

Pour cette année 2013, j’ai vu la totalité du programme, officieux compris, à part quelques sites que je sais sans intérêt pour moi (photographies thématiques ou d’intérêt local) mais qui pourront intéresser photographes, amateurs et touristes amoureux de la Provence.

Avant de revenir un peu en détail sur l’ENSP, MEME / VOST et Le Magasin de jouets, je dirais deux mots sur quelques sites.

D’abord, la galerie Galea installée pour l’occasion dans un bel hôtel particulier avec Chris Doherty qui évoque le souvenir (oublié en Europe) de la « Guerre des frontières » en Afrique du Sud (1966-1989) avec des portraits de soldats au visage noirci et des scènes de guerre rejouées avec des miniatures et des figurines. Jean Christophe Ballot (qu’on a déjà vu – billet ici) proposait aussi un sujet sud-africain, plus léger et coloré avec des images composites. Ensuite, Gianluca Gamberini, dans un lieu loué je pense pour l’occasion, montrait un Japon urbain fait d’interstices (Tokyo-Ga), vue depuis la rue, en grands formats frontaux réalisés à la chambre, un travail sobre de grande qualité. Enfin, on ne peut manquer de citer le minuscule espace des Comptoirs arlésiens de la jeune photographie, plus pour le potentiel que pour l’exposition présentée vraiment pénalisée par l’exigüité des lieux. On ne peut qu’effleurer le travail de Marie Maurel de Maillé, de Françoise Nuñez (Valparaiso en noir et blanc) et de Jean Michel Fauquet (aux noir et blanc charbonneux et flous) mais le travail de chacun est visible sur le site des Comptoirs (avec d’autres auteurs d’ailleurs).