Arles 2013 – 2ème jour – Atelier de formation et Atelier des forges

L’atelier de formation ouvre le site des Ateliers, cette année encore très bien balisé, équipé de toilettes propres et d’une buvette bien pourvue en casse-croûte bien frais. La visite commençait avec un retour vers le passé voir l’histoire avec Pierre Jamet et ses auberges de jeunesse: des images super sympa pour des visages épanouis en 36 37 avec aussi Dina Vierny (modèle de Maillol notamment) sous toutes les coutures. Ces images en dépit de l’enthousiasme et de la fraîcheur qu’elles dégagent posent tout de même une double difficulté: la 1ère c’est qu’il s’agit là de jeunes issus de milieux privilégiés dans une France rurale qui s’abrutit dans les champs, à la mine ou à l’usine, la 2ème est évidemment que ces jeunes ne peuvent savoir ce qui va se passer deux ou trois ans plus tard, certains seront déportés.

L’exposition à l’Atelier des forges commence avec John Davies qu’on a déjà vu à de multiples reprises (billet ici, par exemple) avec de grands paysages noir et blanc superbes et déserts ainsi que quelques paysages urbains en Grande Bretagne puis on passe en France avec la Durance et l’A26, Fos sur mer, la Seine et pas mal de sites industriels puis plus près des gens à Belfort (notamment, avec un mémorial).

Michel Vanden Eeckhoudt prend le relai, toujours en noir et blanc comme il se doit, avec des images styléees mais tristes et mornes où même les vivants sont comme des natures mortes. Les animaux très présents sont enfermés ou nus et seuls, comme des hommes. C’est un peu déprimant.

En voyant les collages de vieux portraits de John Stezaker je me suis dit que j’avais déjà vu ça à Londres chez Saatchi (et en effet, même si je n’ai pas fait de billet vu le retard). Entre ça et les photos de reflets de châteaux ou encore les visages remplacés par des cartes postales, la répétition d’une procédure présente peu d’intérêt tout comme le film fait de photos de chevaux s’enchaînant à 24 images par seconde. Du côté de Raynal Pellicer (déjà cvu à Vienne – billet ici), la foule n’était pas non plus au rendez-vous avec les photos de presse de stars d’Hollywood avec mlarques de retouches (et parfois la photo réellement publiée).

On termine avec Antoine Gonin et ses paysages presque abstraits où ne sait plus si on a le nez collé sur un petit truc ou si au contraire on le voit depuis un satellite.