MEP – Expo printemps- été 2013

Alors que l’expo actuelle de la MEP, que je n’ai pas encore vue, se termine vers mi-septembre, il est plus temps d’évoquer la précédente qui malheureusement est retombée dans les errements du passé même si tout n’était pas à jeter.

Au sous-sol se tenait Philippe Favier, tout en noir: têtes de mort rehausséees de fils, photos anonymes rehaussées de lettrages « Sainte quelque chose ». Un univers original construit avec constance voire obstination. La Vitrine qui depuis longtemps ne montrait rien de valable, exposait cette fois d’extraordinaires papillons sur brindilles entièrement détourés sur fond blanc de Stéphane Hette, une performance technique pour un rendu japonisant superbe.

Le thème « Images et musique », issu d’Acte Sud, est traité par Ackerman (dans le style VU’ qu’on lui connaît – ici par exemple), Pascal Dusapin (murs et trottoirs) et Alain Fleischer (surimpressions). On passe vite. Vient ensuite André Morain (sur un demi-étage) pour 50 ans de monde de l’art avec des portraits de stars surtout des années 60 et 70. On passe vite aussi. Sur l’autre demi-étage on trouve Gustavo Speridião(demi-étage) et là on bascule vers des choses expérimentales souvent assez éloignées de la photo. On peut courir pour passer plus vite.

Claude Lévêque occupait le dernier étage pour finir et on ne finissait pas en beauté avec une invasion de néons, quelques diapos, des projections rondes d’oeil, etc. Il était temps de prendre la fuite.

Pas sûr que le public de la MEP, au demeurant quasi absent de ces expos lors de ma visite, considère que cet établissement est assimilable à un galerie d’art contemporain: il y a Kammel Mennour pour cela (il représente Lévêque en France) et nul doute que, lui, sait faire son boulot sans coûter un cent au contribuable et sans faire payer l’entrée de surcroît.

On verra au mois d’août si le programme en cours est plus conforme aux attentes du public (enfin, dès que la climatisation sera à nouveau en état de marche et la MEP réouverte).