The Photographers’ Gallery – Home Truths: Photography, Motherhood and Identity

Poursuite du retour vers le 16 novembre 2013 avec, après le V&A, la visite obligatoire à la Photographers’ Gallery pour Home Truths: Photography, Motherhood and Identity. L’exposition est terminée depuis le 6 janvier.

Au sous-sol, là ou sez vendent les éditions, se trouvait Pentti Sammallahti (vu ici) pour des clichés en noir et blanc en clin d’oeil discret.

Dans les étages se trouvait le coeur de l’exposition centré sur la maternité. Ce qui m’a étonné c’est que la plupart des clichés étaient des auto-portraits à savoir des femmes artistes photographes expérimentant sur elles-mêmmes. On commençait par Elinor Carucci dont je connaissais déjà le travail mais que je n’avais vu que sur internet avec une ode à la maternité en grands formats, photographié de très près, avec beaucoup de douceur et des couleurs pâles. Avec Janine Antoni on passe à plus déconcertant avec une maison de poupée en format géant dans laquelle l’artiste est suspendue (ci-dessous en provenance de Luhring Augustine).

Venait ensuite Elina Brotherus qu’on a déjà vue et revue mais qui revenait à cette occasion sur un drame personnel très émouvant, l’échec de sa FIV retracé en formats variés, sur 5 ans. Ana Casas Broda se montrait à poil dans un damier de 30 grandes photos où elle joue avec ses gosses. Cela m’a semblé un peu malsain. Leigh Ledare n’était pas très loin, et son travail est lui franchement malsain, et déjà vu à Arles (ici). Fred Huning montrait surtout des portraits de bébé et de sa mère répétés en vitrine, je ne me souvenais pas avoir déjà vu cet auteur à Arles (ici). Le sujet ne sautait pas yeux: en fait, il fallait y lire trois phases de deuil depuis la mort d’un enfant jusqu’à la naissance d’un autre. Je passe sur Katie Murray et son film (ici), Gazelle (du nom de la machine qui doit lui permettre de retrouver la ligne après une grossesse), pour passer à Hanna Putz qui restait sur le modèle « auto-portrait de jeune femme nue avec bébé » mais sous une forme presque abstraite; je connaissais seulement son travail réalisé dans les rues de Moscou.

Cette exposition est accompagnée de notes destinées aux enseignants pour faciliter la compréhension et ouvrir des pistes, c’est une excellente initiative qu’on trouve rarement en France me semble-t-il.