V&A – Making It Up: Photographic Fictions

Il y a quelques mois, le 16 novembre dernier, je suis passé vite fait à Londres, au V&A et à la Photographers’ gallery.

Le motif principal de visite était toutefois le British Museum pour y découvrir la superbe exposition consacrée aux trésors précolombiens (et plus spécialement à la production en or de la Colombie de cette époque) et la National Portrait Gallery pour le Taylor Wessing Photographic Portrait Prize 2013. Je ne reviens par sur les deux derniers (il suffit d’acheter le catalogue, après tout) sauf pour signaler que l’exposition de la National Portrait Gallery s’achève le 9 février 2014.

Au V&A, la salle 100 présentait son visage habituel mais la salle 38 était en revanche renouvellée (et à chaque fois je trouve la 100 sans problème et ne me rappelle que difficilement où est la 38…).  Cette salle 38 était donc consacrée à « Making It Up: Photographic Fictions« . Cette exposition qui dure jusqu’au 19 mars 2014 mélangeait toutes lesépoques ce qui nous valait de voir des vieilleries (Caldesi et Montecchi, Lady Hawarden, Dodgson, Rejlander, Percy, Crawshay, Cameron, Fenton, Lake), de fausses vieilleries (Howard Greg et Terry Towery) et du vrai contemporain. Dans ce dernier registre, des connus ou très connus qu’on ne présente plus (Jeff Wall en petit format, Duane Michals, Grégory Crewdson, Vic Muniz, Tom Hunter et Cindy Sherman) et puis des moins connus. Ce sont ceux là qui nous intéressent le plus, forcémment.
Il y avait Trish Morissey dont je suis fan et Hannah Starkey avec des adolescentes bourrées (ivres, quoi – ci dessous) et une frise de Wang Quingsong et aussi trois grands formats de dos par Frances Kearney. J’ai aussi reconnu le travail très particulier de Jan Wenzel que j’avais vu à Vienne (billet ici).

Pour la suite il s’agit de photos de maquettes très réalistes (Oliver Boberg) parfois complétées de personnages insérés numériquement (Xing Danwen). On termine avec Bridget Smith et son studio porno vide ressemblant à une innocente salle de sport et Andy Wiener qui a collé son visage sur toutes les têtes.